Les patrons du secteur informatique voient l'avenir en rose

Par 20 août 2009
Mots-clés : Smart city

Les acteurs du NTIC se voient les premiers à sortir du tunnel et à bénéficier de la reprise. Conséquence de ce positivisme, les investissements et l'emploi dans le secteur se portent mieux.

Après une année 2008 morose, l’optimisme est de nouveau de rigueur chez les dirigeants d’entreprise américains évoluant dans l’informatique. C’est ce qui ressort d’un sondage mené en juillet dernier par KPMG. Deux tiers d’entre eux pensent que leur industrie aura pleinement récupéré de la crise actuelle avant l’ensemble de l’économie américaine. Ce chiffre dépasse les trois quarts dans la Silicon Valley. En ce qui concerne le temps qu’il faudra à ces heureuses prédictions pour se réaliser, les exécutifs interrogés sont partagés. Une partie d’entre eux voit une reprise générale dès 2010 mais ils sont plus nombreux à penser que cela demandera quelques mois supplémentaires. Quoi qu’il en soit ils sont près de 8 sur 10 à attendre une croissance de leurs revenus en 2010.
Plus d’investissements, moins de licenciements
L’étude pointe que ces attentes sont en phase avec la réalité puisque les données récentes provenant du secteur des technologies donnent des signaux annonçant une reprise. "L’industrie des logiciels a vu ses ventes augmenter de 5 à 10% par an", explique Gary Matuszak, chef du département US Information, Communication et Loisirs de KPMG, "le pire semble être derrière nous". Conséquence logique de cet optimisme, les entreprises recommencent à penser sur le long terme. Plus des deux tiers d’entre elles disent en effet privilégier les investissements de croissance aux efforts de réduction des coûts. De même, alors que le recours à des diminutions d’effectifs avait constitué l’action la plus communément entreprise pour faire face à la crise, les dirigeants ne sont plus qu’environ 15% à l’envisager passé 2010.
Il reste des défis importants à relever
Si le gros de la tempête semble être passé, tout n’est pas encore au beau fixe. Si on en croit le sondage, le plus important problème – deux tiers des entreprises le citent - réside dans le financement. Viennent ensuite la nécessité de contrôler les coûts et le besoin de restaurer la confiance. Très loin devant, la mise en place d’une régulation efficace ou des aides de l’État qui recueillent à peine 5 % des suffrages.  À noter que les dirigeants d'entreprise high-tech ne sont pas les seuls à voir leur secteur en rose. Un récent panel de gestionnaires de fonds mis en place par Banc of America Securities-Merrill Lynch Research souligne que le moral serait au plus haut depuis 2003 et que plus d'un quart des gestionnaires surpondère les titres liés aux nouvelles technologies.

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