Pays BRIC : succès confirmé pour les données mobile

Par 27 octobre 2008

Ces solutions permettront à ces régions de répondre plus facilement à un grand nombre de leurs besoins, notamment en termes de bancarisation. L'arrivée de la 3G accélère leur développement.

"Alors que l'accès à la téléphonie fixe et le haut-débit reste inégal, les pays de la zone BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) vont se tourner vers le téléphone portable pour la majeure partie de leurs besoins en communication, services bancaires, divertissement et commerce", explique Andrew Kitson, auteur d'un rapport de Juniper Research sur les opportunités du mobile dans la région. Voilà qui n'est pas nouveau. Ce qui mérite d'être noté, cependant, c'est l'ampleur que prendra prochainement ce marché. Les revenus data des opérateurs mobiles sur ces marché devrait passer de 26 milliards de dollars en 2008 à plus de 48 milliards en 2013.
Domination de la Chine
Une croissance portée par la Chine, puisque celle-ci rassemblera la plus grande partie de ces revenus, loin devant ses deux grands rivaux, le Brésil et l'Inde. Cette bonne santé sera véhiculée principalement par la mise en place de réseaux mobile 2G et 3G de plus en plus nombreux, et l'adoption par les populations des applications de messageris et des différents services. Sur les cinq prochaines années, les solutions commerciales 3G, pour le moment disponibles uniquement en Russie et au Brésil, se multiplieront. Représentant un changement majeur dans la stratégie des opérateurs. "Dans des pays comme l'Inde, les combinés multi-fonctionnels à bas prix deviendront un acteur essentiel du quotidien de millions de personnes".
Trouver un modèle économique rentable
"Processus qui stimulera la croissance économique", ajoute l'auteur du rapport. Ainsi, le nombre de propriétaires d'un téléphone portable passera de 1,2 à 1,6 milliards de personnes dans cinq ans. Reste une question à éclaircir, et de taille pour les opérateurs : celle de savoir si les revenus data suffiront à rentabiliser les sommes investies pour le déploiement d'infrastructures nouvelles générations. Ces sommes sont difficiles à récupérer dans des régions où le produit national brut par individu est très inférieur à la moyenne, et où les services proposés ne peuvent que l'être à bas prix s'ils veulent se généraliser. A savoir : selon Juniper, ces quatre régions devraient faire partie des six plus grosses économies mondiales en 2050.

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