Dans les pays émergents, les TIC facilitent l'expansion de la microfinance

Par 07 octobre 2009 3 commentaires

Le développement de la banque mobile et des technologies associées facilite l'accès aux services bancaires dans les pays en voie de développement. Pour autant, le secteur ne pourra pas se reposer sur ce seul biais.

Le développement de la microfinance ne se fait pas de manière uniforme dans tous les pays. C’est ce que révèle une étude de l’Economist Intelligence Unit dédiée au sujet, et menée plus particulièrement dans une cinquantaine de pays émergents*. Parmi les critères qui favorisent la création d'un écosystème lié à la microfinance, l'EIU évoque l’importance de l’environnement légal, et la teneur des investissements. Le rôle des nouvelles technologies n'est pas non plus à négliger. "Celles-ci contribueront à améliorer l’efficacité des micro transactions et à en réduire les coûts", explique à L’Atelier Vanesa Sanchez, responsable de l’étude. RFID, téléphones portables, lecteurs de code barres, etc. permettront ainsi de donner accès aux services bancaires aux populations situées dans des zones reculées.
Le m-banking pour développer les services bancaires
"Dans les pays émergents, de nouveaux moyens de paiement se développent", confirme à L’Atelier Sophie Madet, associée chez Equinox Consulting. "Le m-banking peut devenir un vecteur plus important encore que dans nos pays". Ce développement pose tout de même quelques questions."Comment va s’articuler la relation entre les opérateurs, le secteur bancaire traditionnel et les acteurs de la microfinance ?", s’interroge Vanesa Sanchez. L’intérêt du secteur bancaire privé pour ce secteur est une bonne chose. Les banques disposent déjà du capital humain et sont à même de faire les investissements nécessaires. Pour autant, il n’est pas souhaitable de voir la microfinance tomber complètement dans les mains du secteur privé, juge Vanesa Sanchez.
Banques et ONG sont complémentaires
"Les ONG connaissent les populations concernées et sont sur certains points mieux à même de leur répondre".  La technologie ne pourra de toute façon pas tout pallier. "Il sera toujours nécessaire de rendre régulièrement visite aux micro entrepreneurs pour s’assurer de la viabilité de leur affaire", explique Vanesa Sanchez. Enfin, l'utilisation de solutions de microfinance liées aux technologies est encore faible pour le moment. "La microfinance est un secteur en développement", explique Vanesa Sanchez. "Le capital humain et technologique reste une barrière". Il est donc important de lever les fonds nécessaires pour investir dans ces technologies et entraîner le personnel à les utiliser. Certains gouvernements, épaulés par des organismes internationaux comme la Banque Mondiale prennent d'ailleurs des initiatives en ce sens.
* Les pays concernés sont situés en Amérique latine, en Afrique, en Asie et au Moyen Orient

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CURRICULUM VITAE NDOUA Brou EmmanuelTél: 225 04362523ABIJAN 2 plateauxcelibataire 1 enfant DIPLOMESENSEIGNEMENTS PRIMAIRE ET SECONDAIRE1994-1995 : CEPE à l’EPP d’ETTROKRO I1998-1999 : BEPC au Lycée Moderne de OUELLE2002-2003 : BAC D au Lycée Moderne de DAOUKROENSEIGNEMENT SUPERIEUR2003-2004 : DEUG en Sciences Economiques et Développement à l’Université de BOUAKEFORMATIONS2003 : Pair-Educateur en IST-VIH/SIDA2005 : Agent commercial à BENEFICIAL LIFE (Compagnie d’assurance) à Abidjan-Plateau2008 : Assistant de recherche à Research International (Cabinet de Communication) situe aux II Plateaux à : Responsable de sensibilisation à l’ONG AJAD (Aide à la Jeunesse Africaine Défavorisée)CENTRES D’INTERETCommercial- Secrétaire- Magasinier- gérant de magasin- ONG-Association-Opportunités d’affaires-Fonction publique- Privé- ou toutes autres opportunités.LANGUES ECRITES, LUES ET PARLEESFrançais et Anglais BONNE CONNAISSANCE DE L’OUTIL INFORMATIQUE Certifié et sincère

Soumis par NDOUA BROU Emmanuel (non vérifié) - le 12 octobre 2009 à 10h52

Je n'ai pas compris pourquoi il est question de TIC, sans doute plus de mon age...Plus sérieusement la microfinance solution miracle m'inspire entre autres les érflexions suivantes:On est atterré par cette importance exagérée donnée à la micro finance, tarte à la crème du moment et dont on attend des miracles ! MUHAMMAD YUNUS NE FAIT QUE REVENIR ET S’EN TENIR FERMEMENT A LA TOUTE PREMIERE ÉTAPE D’UN MODELE MILLENAIRE !

Muhammad YUNUS et la Grameen Bank du Bengladesh n’ont rien inventé du tout, ce qui n’enlève d’ailleurs rien à leur mérite.

La Grammeen Bank et tous les modèles de micro finance qui en découlent est la première étape du modèle coopératif inventé par les Babyloniens et qui, après l’expérience des pionniers de Rochdale ou des producteurs de micocoulier dans le Gard en France, a été il y a cent ans à la base des modèles européens de la coopération agricole, notamment le Crédit agricole français, que l’on oublie systématiquement dans les programmes de développement, au profit du seul modèle de Muhammad YUNUS porté désormais aux nues.

Le problème est que malgré tous ses mérites, le modèle mis en œuvre dans cette seule première étape, ne marche pas et ne marchera jamais, pas plus d’ailleurs que les modèles coopératifs européens pris dans leur forme actuelle et que nous nous acharnons à développer en vain depuis les indépendances.

Il faut pour mobiliser le maximum de ressource bancaire vers le secteur agricole sous forme de prêts, bancariser les populations rurales de façon à ce que tous les flux financiers résultant de leur activité –essentielle dans les pays en développement, il s’agit du secteur primaire- restent dans ce secteur et ne s’évadent pas vers la banque commerciale, qui dans la meilleure des hypothèses fera semblant d’aider l’agriculture en avançant des fonds aux organismes de micro finance qu’elle crée la plupart du temps sous forme de filiales.
A suivre...

Soumis par Jean-Pierre CANOT (non vérifié) - le 16 octobre 2009 à 10h40

Suite...Cette mobilisation indispensable de la ressource de base qui devra d’ailleurs être complétée notamment pour les investissements longs ne peut se faire qu’eu travers du modèle coopératif qui a fait ses preuves depuis des siècles.Encore faudrait-il que ce modèle soit et reste l’authentique, et ne soit pas remplacé par les ersatz infâmes que l’on a vu se développer tant en Afrique que dans les pays communistes et qui ont conduit à la ruine et à l’abandon de ce modèle coopératif .Ceci ne pourra se faire que par la mise en place de lois et règlements propres à la Coopération Agricole, et qui en retiennent impérativement les authentiques principes de base que j’ai essayé de rappeler dans mon livre :Apprends-nous plutôt à pêcher ! » Jean-Pierre CanotBergerac 12 octobre 2009 Jean-Pierre CANOT Garrigue Route de Mussidan 24100 BERGERAC

Soumis par Jean-Pierre CANOT (non vérifié) - le 16 octobre 2009 à 10h42

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