Pays riches et émergents doivent collaborer pour développer l'e-santé

Par 19 février 2010 1 commentaire

Financement d'outils, aide à la mise en place, formations... Autant de modes de collaboration nécessaires à l'intégration des technologies dans le système de santé des pays en voie de développement.

Même si les ressources sont rares, les pays émergents ne peuvent pas se permettre de ne pas investir dans les technologies liées à la santé, affirme un groupe de chercheurs*. Selon eux, des partenariats doivent être mis en place entre les instituts des pays développés et ceux des pays en voie de développement. Cette collaboration ne doit pas simplement consister à financer la mise en place d’outils et de technologies, il s’agit aussi de former le personnel à les utiliser et à s’adapter aux infrastructures humaines et techniques locales. Dans un rapport, les chercheurs listent les actions à mettre en place pour y parvenir.
La formation essentielle au succès de ces partenariats
Premièrement il est important pour la réussite de ces partenariats que l’information circule entre les parties via la tenue régulière de réunions. Des coopérations se sont déjà créées avec succès par le passé, les chercheurs suggèrent de les mettre à profit en leur faisant parrainer de nouvelles initiatives. La mise en place de cours sur place mais aussi en ligne s’impose également. La formation est en effet une condition essentielle de succès. Des centres d’excellence ont d’ailleurs déjà été mis en place dans certains pays. Enfin, il reste à convaincre les acteurs locaux de l’importance de l’informatique dans la santé.
Des obstacles restent à dépasser
Sans implication de leur part toutes ces initiatives sont vouées à l’échec, préviennent les chercheurs. Certains obstacles devront en particulier être dépassés, comme les différences culturelles, la distance géographique, les problèmes de communication et de compréhension, ou encore le manque d’infrastructures de base. Pour les chercheurs, loin d’être accessoires, les TIC forment un outil essentiel de la qualité des soins. Elles permettent de suivre le traitement d’un patient, donnent accès à son dossier médical et à l’historique des soins qui lui ont été administrés, assurent que les pharmacies sont équipées des bons médicaments, etc.
* L’université de l’Indiana, l’université de Colombia, le Brigham and Women’s Hospital de Boston, et l’Organisation Mondiale de la Santé sont impliquées dans ce rapport.

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1 Commentaire

L'article ne précise pas ce qu'est l'e-santé, ni l'identité des chercheurs, ni ce que les chercheurs étaient supposés chercher, ni l'intérêt de l'e-santé.
Bref: un semblant de communiqué de presse issu sans doute d'un lobby pour favoriser la pénétration du marché de e-santé.
Si ces chercheurs avaient mes pieds dans un hôpital, ils auraient sans doute compris que le plus important est la relation humaine et non pas les réseaux de management. Jusqu'ici, ce n'est pas le workflow qui favorise la guérison mais l'apport humain du corps médical.
La dernière étude que j'ai lu titrait "les français ne boivent pas assez". Derrière cette étude se dissimulait la société coca-cola. L'étude ajoutait "aucun lien entre les boissons sucrées et l'obésité n'a jamais été établi".
Est-ce la même chose dans cette étude sur l'e-santé?Effectivement, il manque une définition précise de l'e-santé : dossier médical électronique, santé à distance...
Par contre, votre remarque sur le sponsoring me parait un peu étrange, sachant que c'est l'OMS qui parraine ce rapport. Et a priori, l'OMS n'est pas franchement une organisation commerciale.
Cordialement,
Renaud Edouard-Baraud

Soumis par Grandais (non vérifié) - le 22 février 2010 à 23h07

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