Les pays du Sud adoptent de plus en plus le logiciel libre

Par 19 mai 2005

L'information n'est pas très étonnante : Cuba a décidé de tourner le dos à l'Américain Microsoft, pour se tourner vers le libre. Au début de cette semaine, l'Agence de l'informatisation de la...

L'information n'est pas très étonnante : Cuba a décidé de tourner le dos à l'Américain Microsoft, pour se tourner vers le libre. Au début de cette semaine, l'Agence de l'informatisation de la société a fait savoir que le réseau informatique de l'Etat passerait sous Linux . Ce qui devrait laisser une plus grande liberté aux directions informatiques pour adapter le code Linux en fonction de leurs applications.

Seuls 1 500 utilisateurs dans l'île font tourner leurs machines sous Linux aujourd'hui. Un nombre qui devrait très concrètement augmenter, avec le passage de tous les services au logiciel libre. Pour que la transition se passe bien, l'Agence de l'informatisation doit d'abord commencer par la migration du ministère de la Justice, de l'Institut supérieur polytechnique et de l'Université des sciences informatiques.

D'autres pays suivent la tendance. Le Brésil a par exemple annoncé son intention de distribuer aux personnes les plus pauvres un million de micro-ordinateurs , pour tenter une réduction de la fracture numérique. Des machines qui, bien entendu, seront équipées de logiciels libres. Tout comme les PC à moins de 100 dollars que le président du Media Lab au Massachusetts Institute of Technology, Nicholas Negroponte , prévoit de proposer aux pays du Sud : là encore, pas de Microsoft mais du Linux.

Résultat : le libre devrait de plus en plus s'imposer dans les pays du Sud, dans lesquels la révolution numérique est en marche et qui compteront de plus en plus sur le marché mondial. Premiers signes : Nicholas Negroponte indique avoir reçu des commandes de 3 millions de PC pour la Chine et d' un million pour le Brésil. Trois pays en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est se seraient déclarés intéressés. Les premières livraisons sont prévues pour 2006 ou 2007.

(Atelier groupe BNP Paribas - 19/05/2005)

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