Quand le PDA se fait prof de sport

Par 06 février 2008

Les fonctions automatisées ainsi que le mode de visualisation des appareils mobiles ont des effets incitatifs sur leur utilisateur, y compris dans le cadre d'un programme sportif.

Les PDA et systèmes mobiles assimilés peuvent se révéler un stimulant psychologique décisif pour la pratique d'une activité sportive. Une assertion étonnante au premier abord mais qui trouve son origine dans une étude réalisée par des chercheurs de l'école de médecine de Stanford. Ces appareils s'avèreraient ainsi être aussi incitatifs que tout accompagnement par un professeur de sport exhortant à pratiquer régulièrement. A condition qu'ils soient programmés pour émettre des messages spécifiques régulièrement. "De tel dispositifs peuvent être l'une des façons de fournir l'aide et le soutien nécessaire à un individu, de manière pratique et en temps réel", indique Abby King, professeur à Stanford.
Expérimentation comparative
Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs américains ont expérimenté une méthode sportive sur une quarantaine de personnes à fins de comparaison. La moitié des participants ont ainsi été équipés de PDA Dell Axim X5 programmés pour interpeller leur porteur par une série de questions, ce deux fois par jour. Exemple : Où êtes-vous maintenant ? Avec qui ? Quelles difficultés avez-vous rencontré dans vos activités sportives du jour ? Un système d'alarme sonore répétitif était activé en cas de non réponse des utilisateurs. Le second groupe de participants disposait quant à lui de dépliants papier pour tout support de suivi. Résultat : à l'issue de huit semaines de programme, les sujets dotés de PDA auraient pratiqué en moyenne cinq heures de sport par semaine, soit environ deux fois plus que leurs homologues non équipés.
Un suivi d'intérêt
A l'inverse de l'effet attendu - que ce type de signal persistant puisse être perçu comme un élément de contrainte – les participants se sont prêtés au jeu. La moitié des sujets dotés d'appareil mobile auraient répondu au plus tard au bout du quatrième bip sonore. Une expérience réalisée sur des personnes souhaitant changer leur condition physique et dont la maîtrise des systèmes mobiles est limitée. La plupart n'avait jamais utilisé de PDA. Un détail qui aurait pu en décourager plus d'un, mais qui ne s'est pas produit, explique Abby King. C'est la possibilité d'assurer le suivi de son programme sur un mode visuel allié à la régularité des retours sur leur progression qui aurait incité ces derniers à s'investir plus. L'expérience démontre ainsi l'efficacité potentielle de ce type de services dispensés via des systèmes mobiles. Une méthode qui pourrait également s'appliquer à la diététique.

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