Le PDA se transforme en base de données médicales

Par 17 février 2009

Afin de faciliter la gestion de ces informations, le MIT a développé un outil de suivi depuis un organiseur. Celui-ci réduit le nombre d'erreurs et permet une analyse plus rapide des données.

Au Pérou, comme dans de nombreux pays émergents, le suivi des malades est une tâche laborieuse. Il existe un système en quatre étapes manuelles afin de rassembler les données et cela, pour chaque patient. Pour diminuer le risque d'erreur, un chercheur du MIT a développé une interface par PDA qui permet le suivi et le transfert des données médicales. Les informations collectées sont simplement copiées une fois sur le PDA, ce qui réduit considérablement les erreurs et accélère la vitesse d'analyse des résultats. D'après ses inventeurs ces dernières passent de vingt trois jours à huit en moyenne. Une fois les données copiées, l'assistant médical retourne au centre de soin, et synchronise son PDA avec un ordinateur.
Une synchronisation...
Via un logiciel développé par Joaquin Blaya, chercheur au MIT, les travailleurs médicaux n'ont plus à vérifier manuellement la précision des données qu'ils rentrent. Le système le fait pour eux. "Il y juste une étape pendant la synchronisation où ils peuvent apporter des modifications ou des corrections si nécessaires" précise-t-il. Un des problèmes est la faible autonomie de la batterie. Si cette dernière se vide totalement, il y a un risque de perdre les données. Ses créateurs aimeraient voir le programme évoluer vers un ordinateur de poche. Mais pour le moment, rien n'a été mis en œuvre dans ce sens.
... encore plus rapide
Le développement des téléphones portables et d'Internet sans fil, ouvrent cependant de nouvelles perspectives pour ce type de programmes. "Grâce au Wi-fi nous pourrions éviter la synchronisation à l'ordinateur et envoyer les données directement au centre médical" précise Rogriguez un des développeurs sur place. Un premier essai a été mené au Pérou sur des malades atteints de tuberculose. Bien que curable, la maladie résiste aux traitements si ceux-ci sont mal suivis. Financé par Partner in Health, association de Boston et mis en œuvre grâce à Socio de Salud sa fenêtre locale, ce programme est pour le moment uniquement mis en place au Pérou.

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