Le PDA est une arme anti-snipers

Par 30 mars 2009
Mots-clés : Digital Working

Le casque développé par l'ISIS détecte la présence de snipers en mesurant les ondes radio. La position des tireurs est ensuite envoyée par réseau mobile sur des PDA confiés aux soldats.

Dans les conflits modernes, les techniques de guérilla se sont généralisées et le nombre de snipper a augmenté. Pour faire face à cette menace, des ingénieurs de l'université de Vanderbilt Institute for Software Integrated Systems (ISIS) ont mis au point un système installé sur le casque des soldats qui reconnaît l'arme utilisée et localise les tireurs embusqués. Celle-ci est envoyée par réseau mobile sur un appareil du type PDA sur lequel a été chargé une carte du terrain en 3D. Pour fonctionner, le système transforme le casque des soldats en un "noeud intelligent" relié à un réseau sans fil.
Des moyens de communication multiples
Les noeuds communiquent entre eux par interférométrie radio, un système qui mesure les écarts entre les ondes radio émises sur une fréquence. Grâce à des détecteurs intégrés au casque que les chercheurs qualifient de nœuds, le système triangule la position du tireur. Lors d'un tir, deux vagues de son sont émises. L'une est celle à la sortie du canon qui s'étend de façon circulaire autour du tireur, l'autre est conique. Cette dernière est provoquée par la balle qui avance à une vitesse supersonique. Une fois ces deux vagues détectées, un simple calcul automatique donne la position du tireur. Plus il y a de nœuds qui "entendent" ces vagues, plus la précision est grande.
Un système basé sur le son
Chaque nœud contient quatre microphones sensibles. Seulement trois sont nécessaires au fonctionnement du système. Plus il y a de soldats équipés déployés dans la zone plus la localisation est précise. Pour le Lieutenant Colonel Albert Sciarretta, "un officier peut utiliser ces informations pour protéger ses hommes et les populations non combattantes, le système peut être développé comme un système anti guerre opérationnel". Pour des opérations tactiques, les informations peuvent aussi être envoyées vers le quartier général grâce à Internet ou réseau mobile. "Toutefois l'utilisation des réseaux mobiles et du GPS pose des problèmes dans les zones urbaines de conflit", expliquent les chercheurs.

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