Le PDG de Silicon Graphics démissionne. Tout en demeurant président, Ed

Par 31 octobre 1997
Mots-clés : Smart city

McCracken, depuis treize ans PDG de Silicon Graphics (SGI), a annoncé à l'issue d'un conseil d'administration plus que houleux qu'il renonçait à son poste en déclarant "j'ai décidé qu'il était temps...

McCracken, depuis treize ans PDG de Silicon Graphics (SGI), a annoncé à
l'issue d'un conseil d'administration plus que houleux qu'il renonçait à
son poste en déclarant "j'ai décidé qu'il était temps pour moi et pour la
compagnie de changer de direction". Près d'un millier de personnes seront
également licenciées, soit 10 % environ de l'effectif total. Il faut
reconnaître que la société, considérée pendant longtemps comme l'un des
fleurons du higt-tech américain, rencontre depuis quelques temps des
problèmes et vient d'annoncer un nouveau trimestre déficitaire (- 55
millions de dollars de pertes). Alors qu'il y a encore deux ans son PDG
était salué par la presse américaine comme celui qui était parvenu à faire
entrer l'informatique haut de gamme sur de nouveaux marchés comme celui du
cinéma, un grand nombre d'erreurs stratégiques ont été commises comme
l'achat pour 740 millions de dollars du fabricant de superordinateurs
Cray, le manque de réactivité face à la concurrence nouvelle des
micro-ordinateurs, l'inaptitute à se déplacer vers le marché des serveurs.
Bien que dotées de puces puissantes et de systèmes d'exploitation Unix,
les stations graphiques de SGI sont de plus en plus soumises à la
concurrence des micro-ordinateurs presque aussi puissants, mais alimentés
par des puces Pentium et un système d'exploitation Windows NT qui les
rendent de 5 à 10 fois moins cher. De même, les logiciels disponibles sur
le marché des PC sont de moins en moins chers. Alors que la société
s'apprêtait à adapter certains de ses logiciels sous Unix, notamment son
offre de développement d'applications virtuelles sur Internet, à Windows
NT, Ed Mc Crackers reconnaissait "il est de plus en plus difficile de
faire la différence entre PC et stations de travail". L'entreprise va pour
l'instant réduire de 10 % ses dépenses de fonctionnement trimestrielles de
l'ordre de 400 millions de dollars. Ni le successeur d'Ed McCracken, ni la
nouvelle stratégie de l'entreprise ne sont pour l'instant trouvés.
(Les Echos - 31/10/1997)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas