La pédagogie, clé de réussite pour la voiture électrique

Par 28 avril 2015
voiture électrique et pédagogie

Pour comprendre la croissance lente du secteur des véhicules électriques, le National Research Council a enquêté. Son constat ? Le besoin d’informer les consommateurs est primordial pour une adoption plus large.

Malgré une hausse des ventes, les véhicules électriques ne parviennent toujours pas à représenter une part importante du marché automobile : seulement 0,59 %  des voitures immatriculées en 2014 en France par exemple selon les dernières données de l’AFP.

Face à ce retard, le Congrès américain vient de commander un rapport au National Research Council tentant de saisir les freins à l’adoption des voitures électriques. Sans surprise, le coût, l’éternel problème de la batterie, la nécessité d’un standard et d’infrastructures adaptés sont les principales clés du succès des véhicules électriques de demain selon l’étude. Cette dernière souligne toutefois un aspect moins attendu : la nécessité d’une bonne information et d’un effort de pédagogie pour augmenter les ventes de voitures électriques.

C’est en fait la notion d’habitude qui est au cœur du problème selon le rapport. Les automobilistes sont habitués à ce système des moteurs à combustion avec rechargement dans une station-service. Le véhicule électrique implique de nouveaux usages qui peuvent être longs à se mettre en place. Face à ce constat, l’étude du National Research Council préconise des campagnes d’information pour mettre en avant les bénéfices des voitures électriques et les mesures incitatives à leur achat (bonus, réduction, etc.).

Les infrastructures, enjeu majeur selon un rapport du ministère du développement durable.

Le second point qui nécessite une forte pédagogie : les infrastructures. Avant même de les améliorer, le rapport suggère de mieux communiquer dessus et d’encourager des bonnes pratiques. Les rechargements ayant lieux principalement dans les foyers et au travail, l’étude prévoit d’encourager l’installation de structure de recharge par les entreprises directement sur le lieu de travail. D’autre part, afin de pousser la consommation d’électricité aux heures creuses, le rapport veut mettre en place des échelles de prix de l’énergie selon l’heure voire une électricité à prix coutant dans les temps creux.

Au finale, l’étude dans son ensemble souligne le rôle primordial de l’État. Celui-ci est le seul à même de lancer des campagnes d’information, des mesures incitatives ou d’imposer des standards aux constructeurs et aux entreprises. À croire que les fabricants de voiture n’auraient finalement qu’un rôle marginal dans le domaine.

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