Perception de l’actionnariat individuel en France

Par 15 avril 2002

La société TLB a réalisé une enquête en février 2002 sur la perception de l’actionnariat individuel par les professionnels de la finance. 25,2 % des professionnels interrogés ...

La société TLB a réalisé une enquête en février 2002 sur la perception de l’actionnariat individuel par les professionnels de la finance. 25,2 % des professionnels interrogés attribuent le développement en France ces dernières années de l’actionnariat individuel à l’effet conjoncturel du fait de la hausse des marchés, 19,5 % au développement de l’actionnariat salarié, 18,9 % à la constitution d’un patrimoine, 18,2 % au développement d’une culture boursière, 15,1 % à l’intérêt que porte de plus en plus les français aux entreprises. 81 % d’entre eux ne sont pas surpris de cette hausse du nombre d’actionnaires individuels. Pour 64,3 % des professionnels de la finance, le poids que peut représenter l’actionnariat individuel est un élément important du paysage boursier français. 88,1 % estiment que la France est en retard par rapport à des pays comme les Etats-Unis ou l’Allemagne ou l’actionnariat individuel s’est développé fortement. Pour 58 %, l’introduction en Bourse du Crédit Agricole est un succès. La présence d’actionnaires individuels dans le capital des entreprises présente un certain nombre d’avantages. Dans l’ordre, les professionnels de la finance citent la stabilité du capital (23,3 %), l’arrivée de nouveaux capitaux (19,2 %), la création d’une liquidité du titre (19,2 %), la création de nouvelles richesses (17,8 %), les actionnaires individuels sont aussi des clients des entreprises (17,1 %). 69,4 % des professionnels de la finance estiment que cette présence dans le capital des entreprises à des inconvénients. Pour 92,8 % d’entre eux, la composition du capital est un élément déterminant lors de leur analyse d’une entreprise. Pour 61,9 %, la présence d’un actionnariat individuel dans une société est un élément important dans leur choix d’investissements ou de recommandations. 76,2 % des professionnels de la finance font une distinction entre l’actionnariat salarié et l’actionnariat individuel. Pour 47 % d’entre eux, l’actionnariat salarié permet une meilleure implication des salariés, pour 40 % l’actionnariat salarié sera plus fidèle, pour 13 % l’actionnariat individuel est plus volatile. 59,5 % estiment que des sociétés en contact direct avec le consommateur ont intérêt à développer le concept clients / actionnaires. Pour 52 %, cela accroît la fidélisation, pour 36 % cela améliore l’image. Les 28,6 % des professionnels de la finance ayant une opinion négative sur ce point estiment qu’il ne faut pas confondre client et actionnaire (43 %) et que ce n’est pas une nécessité pour les entreprises (33 %). 90,50 % jugent qu’il est important pour la place de Paris de développer l’actionnariat individuel. Pour 66,7 %, c’est un élément de dynamisme de la place de Paris. 88,1 % des professionnels de la finance affirment que les sociétés cotées les informent des réactions de leur actionnariat individuel. 85,7 % d’entre eux lisent les documents transmis par les entreprises à leurs actionnaires individuels. 90,5 % ne tiennent pas compte dans leurs recommandations ou leurs choix d’investissements, en dehors des éléments financiers, de l’opinion sur la société des actionnaires individuels. 59,5 % aimeraient connaître, de façon régulière, l’opinion des actionnaires individuels sur les valeurs dont ils s’occupent. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Pribas – 15/04/2002)

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