La performance d'un service web se vérifie lors de son développement

Par 13 janvier 2012
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique
homme devant son ordinateur

Pour améliorer le temps de réponse ou la disponibilité d'un service web alors qu'il n'est pas encore finalisé, une solution est de lancer des simulations tout au long de sa réalisation.

Comment être sûr qu’un service web développé sera performant lors de son utilisation ? Des chercheurs de l’Institut de Technologie de Bangalore en Inde proposent une méthode qui permettrait d’évaluer ces performances lors du développement même du service, et non plus à postériori. Une approche qui permettrait un gain de temps de développement, un gain en ressources matérielles nécessaires, et une meilleure assurance du bon fonctionnement du service au final. Ces recherches sont d’autant plus intéressantes que les services web sont désormais partout. Depuis 10 ans, ces mini-applications distribuées via Internet ont révolutionné notre manière d’accéder aux services métiers proposés par les entreprises. Comme pour toute application liée à un métier (e-commerce, annuaires, réservations en ligne...), le temps de réponse ou la disponibilité doit être acceptable, sous peine de perdre le client final.

Implémentation dès le début du développement

Les scientifiques de Bangalore ont donc mis au point un outil de simulation d’architecture multi-tiers, baptisé SMTQA (Simulation of Multi-tiered Queuing Application), qui utilise des algorithmes de prédiction, et le langage UML (un langage de modélisation unifié). Cet outil peut ainsi simuler le comportement des serveurs, équilibrer les charges de travail, et obtenir des métriques de performance comme la consommation des ressources serveur, le temps de réponse moyen, le temps d’attente moyen, et la probabilité d’avoir un serveur tournant dans le vide (inactif) à cause d’un défaut de l’application. Ces métriques sont ensuite récupérées sous forme graphique, et permettent d’analyser les causes du problème, et les goulets d’étranglement qui peuvent amener l’application à planter.

Ne pas finir en mode panique

Jusqu’ici, cette performance était souvent mesurée une fois que le service web était terminé, obligeant parfois les développeurs se rendant compte d’un défaut, à passer beaucoup de temps à optimiser le code, voire de le redévelopper depuis le début leur application. Le plus souvent, ces opérations sont menées en mode panique. “Cette mesure de performance est en effet souvent un aspect négligé par les développeurs”, expliquent les chercheurs dans leur étude. Pour la plupart, l’étape n’est pas nécessaire car les bugs sont rares. “La complexité des plate-formes augmentant, c’est malheureusement de plus en plus fréquent. Il devient de plus en plus essentiel que les aspects de performance soient pris en compte dès les premières étapes du développement”, ajoutent-ils. L’approche “fix-it-later” (je m’en occupe après), n’est donc plus d’actualité, surtout en cette période de coupes budgétaires.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas