Personnaliser l'interface de tout logiciel est une question de pixels

Par 01 avril 2010

Grâce à un système de reconnaissance visuelle des différents éléments de l'interface d'un logiciel, Prefab permet d'en reconstruire une copie en y ajoutant des fonctions de son choix. Cela sans intervenir sur le code source.

La plupart des logiciels utilisent des boîtes à outils préprogrammées pour réaliser leur interface. Le problème, c'est que ces instruments sont rarement compatibles entre eux, ce qui empêche d'intégrer facilement de nouvelles fonctions susceptibles d'améliorer les interactions homme-machine. La solution pourrait venir de Prefab, un système développé par des chercheurs de l'université de Washington qui permet d'améliorer l'interface de n'importe quel logiciel sans toucher directement à sa programmation. Son intérêt, c'est qu'il fonctionne en s'appuyant sur le seul point commun à toutes les interfaces graphiques : elles affichent et colorent des pixels sur un écran. Le système opère en fait une reconnaissance visuelle des différents éléments constituant l'interface.
Une interface similaire à celle d'origine dans une nouvelle fenêtre
"L'outil profite du fait que la plupart des interfaces sont constituées de blocs de codes préfabriqués, comme les boutons, les barres de défilement, les cases à cocher...", expliquent les chercheurs. Prefab va donc copier les pixels d'un écran et les interpréter pour identifier ces différents constituants. Cela est possible puisque le logiciel fonctionne comme une bibliothèque répertoriant la plupart des widgets tels qu'ils sont définis par les boîtes à outils des interfaces concernées. Il reproduit ensuite une surface similaire à celle d'origine en présentant les principaux éléments. Comme il la recode lui-même, il lui est possible d'y apporter les améliorations voulues.
Rendre disponible sur toutes les interfaces les outils d'accessibilité
Par exemple, un système de pointeur surlignant automatiquement les éléments à proximité du curseur, pour pouvoir cliquer plus facilement sur l'un d'entre eux sans que le curseur ait besoin d'être exactement au-dessus de la case. Potentiellement, un tel système pourrait donc faciliter l'utilisation d'outils d'accessibilité sur toutes les interfaces. Par ailleurs, toutes les données qui seront rentrées par un utilisateur dans cette nouvelle fenêtre (en cochant une case, en cliquant sur un bouton...) alimenteront automatiquement celle d'origine qui réagira en conséquence. L'avantage de cette méthode, c'est qu'elle fonctionne de manière identique quel que soit le système d'exploitation utilisé. Alors que la programmation présente des différences notables sous Mac ou sous Windows, par exemple, l'affichage des pixels est lui peu ou prou identique.

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