Petit à petit, l’idée du télétravail fait son chemin en France.

Par 24 novembre 1998
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon les études, le nombre de personnes travaillant loin de leur lieu “normal” de travail, en utilisant les technologies de l’information, varie selon la définition retenue du “télétravail”. Selo...

Selon les études, le nombre de personnes travaillant loin de leur lieu
“normal” de travail, en utilisant les technologies de l’information,
varie selon la définition retenue du “télétravail”.
Selon IDC, l’Europe de l’Ouest en compterait en 1997 plus d’un million.
Dans son rapport à ce sujet récemment publié, la Commission européenne en
recense 4,5 millions. Pour sa part, le cabinet britannique SW200 estime
cette population à 6,5 millions.
Mais toutes ces études sont d’accord sur deux points. Avec environ 300 000
télétravailleurs pour 24 millions d’actifs, soit 1,2 %, la France demeure
largement derrière la Grande-Bretagne (14 %) la Suède (9,1 %),
l’Allemagne et les Pays-bas (2,1 % chacun), mais devant l’Italie (0,4 %).
Le second point, c’est que le télétravail se développe très sensiblement
un peu partout.

Les entreprises françaises restant très discrètes sur le sujet, il est
très difficile toutefois d’évaluer avec précision la situation en France.
Bien que l’idée fasse son chemin, rares sont les entreprises françaises à
avoir mis aujourd’hui en place “un nomadisme” dans leur organisation.
Le télétravail risque cependant de se développer grâce notamment à la
progression désormais rapide d’Internet en France. De plus, les
dirigeants d’entreprise ont maintenant compris que le télétravail peut
être un avantage concurrentiel. Enfin, ayant enfin pris conscience que les
temps ont changé, les syndicats ne s’opposent plus à ce nouveau mode
d’organisation.
Mais il existe encore certains freins. En France, comme dans tous les
pays, le “middlemanagement” reste réticent à un mode d’organisation
remettant en cause son rôle de superviseur. De plus, les obstacles
techniques ne sont pas encore tous réglés. Même si cela fait partie de
leurs priorités d’investissements, la plupart des organisations n’ont pas
encore un intranet sérieux en place. Surtout, les réseaux ne sont pas
encore assez sécurisés pour assurer le développement du nomadisme.

Plusieurs formes de télétravail existent.
Le travail à domicile: le lieu principal du travail est le domicile.
Le télécentre: les salariés de plusieurs entreprises ou de plusieurs
départements d’un même grand compte se partagent des bureaux équipés.
Le télécottage, appelé “bureau de voisinage” en France, est une sorte
de télécentre en zone rurale. Le concept rencontre un vif succès en
Angleterre.
Le télévillage est une extension du télécottage où les télétravailleurs
forment une communauté.
Le travail nomade: ne disposant pas d’espace de travail fixe, le
“nomade” est censé travailler n’importe où. Son équipement de base est
constitué d’un téléphone mobile et d’un micro portable.
Le travail délocalisé: distant géographiquement du lieu habituel de
travail de l’entreprise.
Le travail “offshore”: délocalisé, éclaté sur plusieurs pays.
(Deux pages Le Monde Informatique 20/11/1998)

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