Les pharmacies britanniques ont leur label Internet

Par 11 janvier 2008
Mots-clés : Smart city

Un logo officiel garantit la sécurité des sites Internet fournisseurs de produits pharmaceutiques en Grande-Bretagne. Ce programme vise à lutter contre le développement du commerce des médicaments contrefaits sur la toile.

Les actes malveillants ne sont pas uniquement d'ordre informatique sur le web. Ils touchent aussi à la santé des utilisateurs. Et l'une de ces menaces consiste en la fourniture de médicaments non homologués ou contrefaits, contre laquelle l'autorité de régulation des pharmacies britanniques a décidé d'agir. D'autant qu'il est inévitable que les véritables officines, elles, finissent toutes par avoir une activité en ligne. Alors, comment séparer le bon grain de l'ivraie pour reprendre la formule de Saint Matthieu ? En lançant un dispositif de certification des sites fournisseurs de médicaments prenant la forme d'un logo officiel. Celui-ci sera présent sur les pages d'accueil de ces pharmacies online, et donnera accès à un registre officiel où les consommateurs de médicaments britanniques pourront vérifier la probité de leur revendeur.
Registre des pharmacies certifiées

Chacun de ces logos sera accompagné d'un numéro unique délivré par l'organisme public. Il permettra également de s'informer plus avant sur la société et les personnes responsables du site. "Internet présente de réels danger pour la santé des personnes. Des commerçants malhonnêtes vendent des médicaments en ligne sans qualifications professionnelles adéquates ou d'expertise en matière de santé. Les produits qu'ils vendent peuvent être au mieux de mauvaise qualité, au pire, dangereux", a déclaré David Pruce, directeur qualité à la Royal Pharmaceutical Society of Great Britain (RPSGB).

Prescription oblige

L'organisme recommande aux internautes de ne pas se contenter du logo et incite ces derniers à effectuer une recherche d'informations complémentaires sur leur pharmacie en ligne. Il évoque notamment la recherche d'une éventuelle adresse physique de l'établissement concerné. Par ailleurs, la vente sans prescription de produits nécessitant l'autorisation d'un médecin doit mettre en alerte le consommateur, souligne le RPSGB. Une étude du cabinet d'analyse YouGov indique que 7 % des internautes britanniques achètent des médicaments en ligne. Environ 10 % des produits pharmaceutiques en circulation dans le monde seraient contrefaits selon l'OMS.

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