Philips confirme son intention de relancer ses téléphones mobiles.

Par 05 mars 1999

Après l'échec de son mariage avec Lucent Technologes, Philips veut prendre un nouveau départ dans la téléphonie mobile et réaffirme sa volonté de faire de sa division PCC (Philips Consumer Communi...

Après l'échec de son mariage avec Lucent Technologes, Philips veut prendre
un nouveau départ dans la téléphonie mobile et réaffirme sa volonté de
faire de sa division PCC (Philips Consumer Communications) l'un des trois
ou quatre leaders mondiaux dans les prochaines années.
Tout en reconnaissant que "la malheureuse aventure avec Lucent avait coûté
du temps et de l'argent", le PDG de Philips France, François Mauduit
estime que la réorganisation en cours devrait permettre à cette activité
de prendre un nouveau départ "nous voulons refaire de cette activité une
success story".
La filiale française est directement concernée par la réorganisation du
secteur, le site du Mans hébergeant le centre de production et le
développement de PCC au niveau mondial. Tout en précisant que le groupe
avait conquis une part de 6 % des marchés à la norme GSM en Europe et en
Asie (7 % en France), François Maudit assure que Le Mans qui a produit
"plus de 4 millions de terminaux GSM en 1998" continuera de rester le
centre mondial de Philips pour la téléphonie mobile.
Pour figurer dans le peloton de tête mondial, une part de marché d'au
moins 15 % est nécessaire selon lui. Compte tenu des perspectives de
croissance du marché mondial, en particulier en Chine où la société
dispose déjà de près de 27 joint-ventures industriels, cet objectif est à
portée du groupe.
Devant regrouper à compter du 30 avril les activités du groupe en France
sous une seule et même entité, Philips France a réalisé en 1998 un chiffre
d'affaires de 28,7 milliards de F (4,4 milliards d'euros), contre 30,4
milliards un an plus tôt. Les effectifs sont passés de
14 176 fin 1997 à environ 12 000 fin 1998. Bien que le groupe ne publie
pas les résultats financiers de ses filiales géographiques, ceux-ci sont
qualifiés de "satisfaisants".
Le groupe a enregistré en 1998 un résultat net en forte progression (6
milliards d'euros) au niveau mondial. Une part importante de cette
croissance résulte de la vente de PolyGram.
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 05/03/1999)

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