Phoenix Technologies veut devenir un acteur incontournable de l'Internet.

Par 22 juin 1999

En effet, la société américaine compte modifier ses BIOS (systèmes gérant les entrées/sorties des ordinateurs, sur lesquels s'appuient les systèmes d'exploitation comme Windows) pour proposer des ...

En effet, la société américaine compte modifier ses BIOS (systèmes gérant
les entrées/sorties des ordinateurs, sur lesquels s'appuient les systèmes
d'exploitation comme Windows) pour proposer des accès à des services en
ligne à chaque réinitialisation du système. Une technologie, baptisée BVT
"Virtual Bundling Technology", mise au point pour cela, permet d'imposer
l'affichage d'une sélection d'icônes sur le bureau de Windows à chaque
démarrage. Les icônes de Phoenix pourront donner directement accès aux
services en ligne des grands fournisseurs ou proposer l'installation d'un
utilitaire livré avec l'ordinateur.
Les BIOS de Phoenix équipent aujourd'hui près de 70 % des PC du monde. Des
accords de partenariat avec des sociétés comme AOL, Yahoo !, CNet ou Trend
Micro, le spécialiste de la sécurité, seraient déjà passés.
Vice-président du marketing chez Phoenix, Laurent Gharda explique "il
pourra y avoir quatre ou cinq icônes sur chaque bureau". Alors que les
offres de connexion fleurissent sur les logiciels et le matériel de
marque, celle de Phoenix touche un marché inexploré jusqu'ici, celui des
PC sans marque. Aux Etats-Unis et en Europe, les PC assemblés représentent
environ 30 % des ventes.
Pour mener à bien ses projets, Phoenix a créé une nouvelle filiale
associée à un site web, baptisée ebetween.com. Ayant investi 20 % dans
l'affaire, l'éditeur japonais SoftBank a vendu à Phoenix son logiciel de
gestion marketing SMS.
La filiale de Phoenix entend attirer un maximum de "sponsors" et fédérer
les assembleurs de PC sans marque voulant proposer des services Internet
sur leurs configurations. Des négociations sont en cours avec les
constructeurs de cartes mères installant son BIOS dans les ROM ou les
mémoires Flash de leurs produits pour savoir s'ils veulent adopter sa
technologie VBT et proposer, dès le quatrième trimestre 1999, les services
associés.
Selon Laurent Gharda, le marché européen est aussi intéressant pour cette
technologie que le marché américain. En effet, il s'y vend plus de PC sans
marque qu'aux Etats-Unis. De plus, la concurrence des fournisseurs d'accès
y est plus importante avec la baisse des coûts de connexion. Il affirme
"Nous ferons tout pour être présents sur ce marché. Nous offrirons par
exemple, la localisation des programmes de connexion".
Pour en savoir plus : http://www.ebetween.com
(Information SVM.net du 22/06/1999 parue dans Yahoo ! France)

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