Quand la photographie est une discipline ouverte aux robots

Par 18 juillet 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
photographie

Il suffit de logiciels de reconnaissance d'image et d'intégration des règles fondamentales du genre pour donner la possibilité à une machine robotisée de prendre des clichés de qualité de manière autonome.

 

Permettre à un robot de prendre des clichés de manière autonome peut faciliter l'accès à l'information dans des zones difficiles d'accès. Ou tout simplement permettre d'envoyer moins d'individus sur un événement sur lequel il est nécessaire de rapporter des images. De ce postulat de départ, une équipe de l'institut international d'information et de technologies d'Hyderabad (en Inde), a mis au point un système qui donne la possibilité à une machine robotisée de prendre seule des photos pertinentes sans être dirigé à distance. Le dispositif a été essayé sur le robot Nao. En fait, le dispositif consiste en une caméra dotée d’un logiciel de reconnaissance d’image intégré, qui lui permet de détecter les présences humaines dans une situation.

Les règles photographiques

Un programme déclenche alors le réflexe de prendre un cliché chez le robot. Pour que ce dernier soit bien cadré, les chercheurs ont intégré au logiciel la traditionnelle règle des tiers et ce qu'on appelle le nombre d'or. La règle des tiers consistant à placer les éléments clés d'une photo sur ses bords afin que ceux-ci ne se trouvent pas au centre de l'image, ce qui en coupe l'effet. Quant au nombre d’or, il permet de cerner les proportions nécessaires au bon cadrage de l’image. Le système est aussi apte à identifier les images de bonne qualité de celles qui ne le sont pas, en termes de luminosité ou encore de cadrage.

 Améliorer les clichés

En effet, les chercheurs ont intégré au logiciel près de 60 000 photos qu’ils ont classées selon deux catégories : celles qui étaient de bonne qualité, et celles de mauvaise. A chaque nouveau cliché, le robot puise dans sa base de données afin de voir si celui qu'il a pris est valable. Si ce n’est pas le cas, il fait une nouvelle tentative : il améliore le tir en modifiant le cadrage ou encore la luminosité. Reste que si les robots sont capables de détecter des êtres humains et donc de les prendre en photo, ils ne sont pas en mesure de se rendre compte de la présence d'un point d'intérêt particulier. 

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