Les pionniers du Bi-Bop sont invités à s'en séparer au profit du

Par 07 octobre 1997
Mots-clés : Digital Working, Europe

téléphone portable Ola. Les 52 400 utilisateurs du Bi-Bop ont reçu en juin dernier une lettre de France Télécom leur proposant de remplacer leur Bi-Bop par Ola. Le transfert progressif des usagers ...

téléphone portable Ola. Les 52 400 utilisateurs du Bi-Bop ont reçu en juin
dernier une lettre de France Télécom leur proposant de remplacer leur
Bi-Bop par Ola. Le transfert progressif des usagers de Bi-Bop vers
Itinéris, envisagé par France Télécom pour l'an 2000, vient ainsi de
commencer. Plus aucune agence de France Télécom ne propose désormais le
Bi-Bop, aucun prospectus n'est disponible. Comme le dit un vendeur "On ne
peut pas refuser de vendre le Bi-Bop, mais si vous souscrivez un contrat,
vous recevrez dans les huit jours une offre pour Ola". Ayant fait son
apparition à Paris en 1993, le Bi-Bop ne peut fonctionner que dans le
rayon d'action des bornes recevant des appels radio, espacées de 400
mètres, installées pour la plupart dans des lieux publics, au nombre de 2
000 dans la capitale et dans 300 communes de banlieue. 400 millions de F y
ont été investis. Alors que le seuil de rentabilité était estimé à 150 000
utilisateurs, on n'n comptait en janvier 1996 que 95 000. L'expérience
décevante d'extension aux grandes métropoles régionales, tentée à Lille,
n'a pas été poursuivie. Directeur marketing à France Télécom Mobiles, Guy
Lafarge estime que "le Bi-Bop a servi de rampe de lancement du GSM" et
précise "qu'une partie de l'infrastructure a été reconvertie pour le
déploiement du téléphone microcellulaire". Pour l'heure, les usagers du
Bi-Bop peu convaincus par l'offre promotionnelle de France Télécom pour
Ola se demandent comment l'opérateur les dédommagera. Chez France Télécom,
on répond qu'un produit qui perd chaque mois trois mille utilisateurs doit
être remplacé "la seule obligation légale figurant dans le contrat est de
prévenir les clients six mois à l'avance d'un éventuel arrêt". Guy Lafarge
ajoute cependant "on aime bien les clients du Bi-Bop et on va les
dorloter". Si la proposition de remplacement ne se fait exclusivement que
sur Ola c'est "parce que, même s'ils ont une haute opinion de leur
consommation, les utilisateurs du Bi-Bop n'ont pas des factures très
importantes. Ola est le produit grand public le moins cher".
(Le Monde - 08/10/1997)

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