Des pirates s'attaquent aux infrastructures gouvernementales et industrielles du Royaume Uni

Par 17 juin 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon un rapport du National Infrastructure Security Co-ordination Centre britannique (NISCC), près de 300 entreprises et services de l'Etat considérés comme vitaux pour les infrastructures du...

Selon un rapport du National Infrastructure Security Co-ordination Centre britannique (NISCC), près de 300 entreprises et services de l'Etat considérés comme vitaux pour les infrastructures du pays ont fait l'objet d'attaques par des chevaux de Troie, venues pour la plupart d'Extrême Orient.
Ces chevaux de Troie sont envoyés aux organismes visés soit dans des fichiers joints à des courriels, soit via des liens vers des sites Web. Ils permettent à des pirates de dérober à distance des informations critiques et de lancer ultérieurement de nouvelles attaques. Les cibles sont des agences gouvernementales, des grands groupes privés, des banques, des entreprises de télécommunications, de santé, etc.

Dans ce cas précis, les auteurs ont particulièrement soigné l'envoi de leurs emails piégés, avec des objets de messages suffisamment bien ciblés pour que les destinataires les ouvrent sans s'en méfier. L'ampleur de ce type d'attaques, visant de grands groupes privés et des institutions importantes, va crescendo. Le spécialiste en sécurité Sophos a ainsi détecté au cours de l'année dernière une progression géométrique du nombre de chevaux de Troie capables d'espionner les frappes clavier.

Plus tôt cette année, une tentative de piratage du bureau londonien de la Sumitomo Mitsui Bank avait déjà été attribuée à des chevaux de Troie « espions des frappes au clavier ». Un couple a également été arrêté le mois dernier à Londres dans une affaire d'espionnage commercial visant des entreprises israéliennes.

(Atelier groupe BNP Paribas - 17/06/2005)

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