La place des risques extra-financiers

Par 19 octobre 2007
Mots-clés : Smart city

Les informations non financières n'intéressaient qu'une minorité d'entreprises. Aujourd'hui, l'ensemble des sociétés, et surtout celles présentes à l'international, s'en préoccupent.

Altares, du fait de ses origines, dispose de compétences fortes en matière d'acquisition de données financières. Mais ses compétences ne se limitent pas à cela. Sa filiale BMJ Ratings, créée en 1993, analyse et produit des résultats dans les domaines extra-financiers, décrits notamment dans le pilier 3 de Bâle II. Celui-ci, selon la définition de la Banque de France, vise à améliorer la transparence financière des banques en leur imposant de communiquer les informations nécessaires pour permettre à des tiers d’apprécier l’adéquation de leurs fonds propres. "Cette matière est plus difficile à appréhender que les éléments financiers", explique Pascal Bello, Directeur Général de BMJ Ratings. Pour noter chaque entreprise, cette agence a donc préféré une démarche qui s’apparente à l’audit (la notation sollicitée) plutôt que de se baser sur l’analyse d’informations publiques, communiquées par l’entreprise.
Entreprises et collectivités locales sont intéressées
Il y a quinze ans, ces informations extra-financières intéressaient peu les entreprises. Aujourd’hui, elles sont très demandées. Nombre de sociétés (Véolia, Essilor…) et de collectivités (le Finistère, la Région Nord Pas de Calais…) font appel aux services de BMJ Ratings. Parmi ces références, beaucoup sont exposées sur des marchés internationaux complexes (Asie, Amérique du sud…) où chaque société civile suit ses propres règles. Les données non financières, produites et analysées par BMJ Ratings, concernent : l’environnement naturel de l’entreprise, ses ressources humaines, sa fonction commerciale, sa fonction achats, son rapport à la société civile et sa gouvernance. Il est d’autant plus important d’enrichir ces différents domaines.
Démontrer l'existence d'un pilote dans l'entreprise
En effet,  le troisième pilier de Bâle II exige toujours plus de garanties démontrant l’existence d’un pilote dans l’entreprise ! Appréhender toutes les informations pouvant être précurseurs de la défaillance ou de la pérennité de l’entreprise, et de sa performance économique, in fine, devient stratégique. Chez BMJ Ratings aussi, on préfère parler d’enjeu (avec son volant d’opportunités), plutôt que du seul risque. Les audits opérés auprès des entreprises distinguent en outre ce qui relève de l’existence de l’enjeu et de la façon dont l’entreprise l’appréhende, via des interviews notamment : A-t-elle conscience du risque ? Quels moyens déploie-t-elle pour le traiter ? Obtient-elle des résultats ? L’ensemble permet de mesurer la capacité de l’entreprise à se mouvoir sur son marché, à le subir ou au contraire à en saisir les opportunités.
L'Atelier groupe BNP Paribas

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas