Les places boursières sont de plus en plus intéressées par Internet.

Par 08 septembre 1997

Pour simplifier la vie des investisseurs boursiers, les courtiers grossistes en ligne ou "discount brokers on-line" prolifèrent sur Internet. Aujourd'hui plus de cinquante services de finance en lig...

Pour simplifier la vie des investisseurs boursiers, les courtiers
grossistes en ligne ou "discount brokers on-line" prolifèrent sur
Internet. Aujourd'hui plus de cinquante services de finance en ligne se
partagent un marché potentiel de plusieurs dizaines de millions
d'investisseurs américains, celui des fonds de pension. Cadre supérieur
homme ou femme disposant d'un revenu supérieur à 50 000 dollars, d'un PC
connecté à Internet à son bureau comme à son domicile, les 40 millions
d'internautes américains ont le profil type de l'investisseur en ligne. A
la fin du premier trimestre 1997, pour sa part, E-Trade enregistrait 145
000 comptes clients
(53 000 à la même période en 1996) et un chiffre d'affaires de 32 millions
de dollars (190 millions de F), soit une progression de 208 % par rapport
à l'année passée. Déclarant traiter 0,7 % des transactions sur le Nasdaq
et le Nyse, E-Trade traite plus de 14 000 ordres par jour dont plus de la
moitié exclusivement sur Internet. Son concurrent direct E-Schwab avec
750 000 comptes en ligne traite 50 % d'un marché estimé à 1 million et
demi de comptes en ligne selon Forrester Research. Les mêmes garanties
sont offertes par les "traders online" mais avec des prix inférieurs à
ceux proposés par les discounters. Pour pouvoir traiter les ordres en
masse et abaisser davantage les tarifs, les traders online multiplient les
clients et les transactions. Pour pouvoir conquérir l'investisseur moyen,
cible de choix, les services en ligne de finance proposent une grande
quantité d'informations à forte valeur ajoutée, complété par un système de
cotations d'une dizaine de milliers de titres rafraîchi à chaque
connection avec le serveur, des graphiques, des derniers rapports
d'activité des entreprises côtées ainsi que des coupures de presse s'y
rapportant. Plus besoin pour l'utilisateur de passer ses ordres d'achat
par un courtier via le téléphone, finis les fax de confirmation, les
rendez-vous avec le gestionnaire de portefeuille, les délais entre l'ordre
et la passation de l'ordre. Pour lutter contre l'engorgement des
connexions aux moments cruciaux, comme l'ouverture des places, dont se
plaignent beaucoup d'utilisateurs, la plupart des services financiers en
ligne proposent des solutions intégrant un système de liaison directement
par modem. Eliminant les intermédiaires comme les revendeurs ou les tables
de négociation, E-Trade, comme E-Schwab connaissent un fort succés aux
Etats-Unis. Cependant, en France, le Minitel et ses services boursiers,
l'habitude de ne pas gérer soi-même son portefeuille empêchent le
développement des services de courtage en ligne. De plus, les marchés
français n'ont pas encore atteint la taille critique pour justifier de
tels services.
° Bien que les investisseurs individuels français soient nombreux, ils ne
sont pas encore prêts à passer leurs ordres en ligne.
° Pour contrer Wall Strett, le site Motley Fool aide à comprendre la
Bourse. 600 000 Américains suivent quotidiennement ses conseils.
En outre, cet article de deux pages de La Tribune vous propose une
sélection de sites ainsi que le mode d'emploi de la Bourse en ligne.
(La Tribune - 08/09/1997)

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