Les plans 3D prennent en compte le bruit et la pollution

Par 11 avril 2012
Mots-clés : Smart city, Europe
Carte 3D

Pour faciliter la visibilité de la qualité de vie sur un plan, le Fraunhofer a modélisé l'environnement sonore et le niveau de pollution sur des images en trois dimensions.

Un plan de ville, aussi précis soit-il, n'est pas aussi facile à interpréter par une personne que si elle se promenait dans celle-ci. Ou s'il la voyait via un écran 3D. C'est la conviction des chercheurs de l'Institut Fraunhofer pour l'ingénierie industrielle IAO et pour le bâtiment IBP, qui ont développé une carte 3D. Avec un avantage : la présence de données utiles à la fois pour les habitants comme pour les urbanistes, comme le niveau de bruit dans une zone ou la pollution. Concrètement, la personne, assise devant son ordinateur, voit la ville comme si elle y était, sans porter de lunettes 3D. S'affichent ensuite, tous les cinq mètres, toutes les informations qui lui sont utiles colorées du vert au rouge en fonction de l'intensité.

Une promenade virtuelle

Ces données, elles, sont réglables, et nécessitent d'être récoltées pour être intégrées à la carte 3D. A savoir qu'une personne utilisant cette carte ne trouvera pas l'intégralité des données dont elle aurait besoin, même si elle peut déjà en trouver plusieurs comme le bruit ou la pollution. Aussi, dans les faits, puisqu'il s'agit d'un projet scientifique, il lui faudrait les faire intégrer. Données qui pourraient d'ailleurs êtres récoltées directement par les habitants via leur smartphone. Pour autant, il ne s'agirait pas là d'un gadget puisqu'aujourd'hui, les urbanistes utilisent encore souvent des plans en 2D simulés en fonction des directives européennes - par exemple, un niveau sonore de plus en plus fort en fonction de la distance par rapport à un aéroport.

Une simulation inexacte

Simulation qui d'ailleurs peut se révéler erronée. En effet, grâce à leur carte 3D, les chercheurs ont essayé d'imaginer ce que serait la ville sans moteur à combustion, uniquement avec des véhicules électriques. Le niveau de bruit ne changerait pas autant que désiré, contrairement à ce que l'on croit, car ce sont les bruits de roulement qui prennent le dessus. Les mêmes chercheurs ont d'ailleurs développé un autre programme qui gère les modifications dans l'espace, tel que l'agrandissement d'une pièce ou d'un immeuble. Un programme qui, seul, s'adapte à ces changements, en déplaçant, si cela est possible, les fenêtres par exemple.

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