Plates-formes vidéo et blogs indépendants sont complémentaires

Par 06 janvier 2010
Mots-clés : Future of Retail

La domination de YouTube, Blip ou DailyMotion change le rapport de force entre annonceurs et diffuseurs. Pour autant, les blogs vidéo indépendants ont toujours leur place.

Les plates-formes d’hébergement vidéo connaissent une concentration très importante ces dernières années, redéfinissant les rapports entre producteurs et diffuseurs de contenus. Voilà ce qu’explique MeFeedia dans une étude. On y apprend que cinq sites seulement concentrent désormais 70 % des vidéos, reléguant les blogs indépendantsà un petit cinquième de l’ensemble (alors qu’ils représentaient encore plus de la moitié en 2007). Ces "géants" sont YouTube, Blip, Viméo, MySpace et DailyMotion. Le premier a connu la plus forte progression, passant d’environ 10 % à plus d’un tiers du total en seulement deux ans. Pour autant, la complémentarité entre ces grosses plates-formes et les blogs indépendants existe toujours. "Les agences média vont choisir vers quels diffuseurs elles se tournent en fonction du contenu", explique à L’Atelier Anouvan Chanthapanya de l’agence Mymedia.
Maximaliser sa couverture ou cibler son public ?
"Les grosses plates-formes de type YouTube permettent de faire du buzz, par exemple autour d’un film ou d’un jeu vidéo". En revanche, pour promouvoir un nouveau portable il est plus efficace de se tourner vers un blogueur spécialisé. Des régies sont apparues pour gérer spécifiquement la diffusion sur les blogs. "Elles connaissent bien leurs blogueurs, cela permet aux agences de gagner du temps". De toute façon il n’y a pas d’imperméabilité, explique le consultant. "L’interaction est forte, ça se joue à une semaine", poursuit-il. "Passer par un blog influent donne une crédibilité à la vidéo". Les blogueurs vidéo professionnels eux-mêmes ne se contentent pas de publier leur vidéo sur leur propre site, rappelle l’étude. En moyenne, ils publient leurs vidéos sur 3,6 sites différents. Leurs choix principaux : YouTube, Blip et MySpace. Ces plates-formes sont un tremplin pour maximaliser la couverture.
Des plates-formes pas incontournables
"Il y a un résultat minimum garanti qui peut rassurer les diffuseurs", poursuit Anouvan Chanthapanya. "Mais selon le contenu et la qualité de la vidéo, le buzz prendra ou pas". Si le rapport de force existe, les grosses plates-formes n’en abusent pour l’instant pas. "Elles ne sont pas incontournables", précise le consultant. "Par ailleurs il faut les considérer comme des partenaires, la discussion est alors plus ouverte". Leur taille incite toutefois les annonceurs à conclure des partenariats pour proposer du contenu exclusif. "Selon les cas ces partenariats sont gérés directement par les annonceurs indépendamment ou ils sont confiés à des agences". Dernière tendance révélée par l’étude et susceptible de faire évoluer encore un peu plus ces rapports : la consommation de vidéos sur mobile.

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