Pluie d'améthyste pour une nuit blanche

Par 03 octobre 2011
purple rain

Samedi, à l'occasion de la nuit blanche parisienne, Sosh proposait une chasse au trésor autour de l'hôtel de ville. Récit d'un périple RFIDisé dans les rues de Paris.

A 22h30, j'arrive près de la tente Sosh, située sur le parvis de l'Hôtel de ville, et passage obligé pour tous les participants. L'organisateur me confie espérer  "entre 500 à 1000 personnes". Au vu de la taille de la queue, il est probable que ce chiffre soit rapidement dépassé.

Je progresse, doucement. J'ai tout mon temps, la nuit ne fait que commencer.

Enfin, je pénètre dans la tente. On m'incite alors à enregistrer les données de mon compte Facebook sur une carte RFID. Puis, enfin, on m'explique le principe. Il me faut scanner ma carte sur 5 bornes réparties un peu partout aux alentours, afin d'attester de mon passage. A chacun de mes passages, une photo est prise, et publiée sur mon compte Facebook (un bon moyen de viraliser instantanément l'évènement). Le temps de demander un plan aux organisateurs, et me voilà parti, pris dans le bourdonnement, le bouillonnement de la nuit parisienne.

Premier constat: les piétons ont envahi les rues, et la marche reste encore le meilleur moyen de progresser à travers le dédale d'un 3ème arrondissement, tout illuminé pour l'occasion. Au gré de ma balade, je croise des musiciens aux airs entraînants, des peintres de rues...
J'arrive à une borne. A peine le temps de prendre une photo, et je reprends ma route. Borne 2, borne 3, borne 4... Je traverse, en vrac, l'église Saint Eustache et l'espace des blancs manteaux, partenaires d'un soir de Sosh. Et puis, finalement, je me retrouve devant l'hôtel d'Albret, lieu où repose le dernier dispositif.
Un dernier obstacle refroidit mes ardeurs:  L'attente pour y pénétrer dépasse les 2 heures.
Alors j'attends, longtemps. Quand enfin je franchis les barrières, la récompense est double. Devant mes yeux, la dernière borne, et dans la cour, une balade avec Prince au milieu d'une "Purple Rain" de toute beauté, œuvre éphémère de Pierre Ardouvin, qui illumine le lieu d'une lueur irréelle.

Fatigué, un peu trempé, je rentre à la tente Sosh pour finaliser mon aventure. Un dernier scan et puis s'en va, je quitte Paris et sa nuit blanche, et rentre chez moi profiter des quelques heures qui me séparent encore du matin.

Une bien belle initiative de la part de Sosh, pour une soirée qui le fut encore plus.

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