Plus de données mobiles n'engendre pas forcément plus de revenus

Par 03 août 2010

Aux Etats-Unis et en Europe, la data mobile connaît une consommation croissante. Mais en raison des abonnements illimités, le retour sur investissement va rester faible pour les opérateurs.

La consommation de données sur mobile est en constante augmentation. Comme le spécifie le rapport du cabinet d'étude ABI Research et intitulé 'Mobile subscriber ARPU, Voice, Messaging, and Data Traffic Forecasts', les consommateurs américains utiliseront en moyenne 159 megabytes de data pour l'année 2010, contre cent l'an passé. En terme de croissance de consommation annuelle – 2009 à 2015 -, cela représentera une augmentation de plus de 40 % en Europe et de 55 % aux Etats-Unis. "Sur certains réseaux, et en terme d'usage, les services de données ont déjà dépassé les appels téléphoniques traditionnels", indique Bhavya Khanna, l'une des analystes.
Un faible retour sur investissement pour les services de données
Et d'ajouter : "Cette tendance s'accentuera avec la rapide adoption des smartphones". Malgré cette explosion d'usage de la data mobile, les revenus annuels moyens - retour sur investissement - ne devraient pas excéder les 20 % aux Etats-Unis. En cause : la popularité des abonnements fixes et illimités des consommateurs qui plafonnent les revenus. Et compte tenu de l'investissement important des opérateurs dans le réseau 4G, ces faibles résultats vont conduire les fournisseurs à transformer leur gestion du service. Autre chose : le rapport souligne un déclin des revenus dans les pays du Nord quant au secteur de la consommation en téléphonie mobile – par minute.
Les pays émergents : une croissance assurée pour la téléphonie mobile
Mais il rappelle que les pays émergents représentent toujours un marché intéressant. Comme par exemple en Afrique, où malgré une compétition acharnée entre les opérateurs concernant les tarifs, la croissance des appels – par minute- a augmentée pour l'année 2009/2010 de 9 %. Pour information, une récente étude d'Ernst & Young soulignait récemment que la hausse de la data mobile faisait courir un autre risque aux opérateurs : celui d'être relégué au second plan au profit des constructeurs et des fournisseurs.

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