Pour plus de longévité, le capteur a droit au sommeil

Par 11 février 2010

L'université du Michigan a conçu un micro dispositif de détection du mouvement et de mesure alimenté par le solaire. Pour plus d'autonomie, celui-ci alterne entre phases d'activité et phases de veille.

Pour fonctionner, les capteurs n'ont pas forcément besoin de beaucoup d'énergie. La preuve avec le dispositif mis au point par l’université du Michigan : ils ont développé un micro capteur de détection du mouvement ou de mesure de la qualité de l'air et de l'eau qui fonctionne à l'énergie solaire. Mais le principal atout du dispositif, qui ne dépasse pas 3,5 millimètres, n'est pas là : il ne consomme que très peu d'énergie et dispose d'une autonomie quasi infinie, à condition évidemment qu'il soit exposé à un seuil minimal de luminosité. L’architecture ARM du microprocesseur lui permet en effet d’alterner entre de longues phases d’inactivité - baptisées de mode sommeil profond - avec d'autres plus courtes de vigilance renforcée.
Une alternance entre phases d’activité et d’inactivité
En clair, il se remet en activité toutes les quelques minutes pour prendre des mesures puis se remet en mode veille. Résultat : la consommation moyenne de ce capteur est inférieure à un nanowatt*. Et le processeur n’a besoin que de la moitié d’un volt pour être fonctionnel. Selon les chercheurs, la gestion de l’énergie de ce type de dispositifs est essentielle. Elle permettra de réduire les coûts des réseaux de capteurs. Celui-ci intègre en toute logique des cellules solaires, qui captent l’énergie lumineuse même si elles ne sont pas directement exposées au jour.
A résoudre : le problème de la batterie
Ainsi qu’une batterie, venant en renfort pour assurer un fonctionnement continu. Et c'est là son talon d'Achille. Cette dernière est encore indispensable pour assurer un fonctionnement continu. Or sa durée de vie est limitée. "Mais celle-ci s’étend tout de même sur plusieurs années", précise David Blaawn, chercheur à l'université du Michigan. A noter : les responsables du projet collaborent avec des professionnels de la santé pour étudier les applications médicales éventuelles : implants biomédicaux, etc.
*Unité de mesure de puissance, valant 10−9 watt.

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