Plus de numérique hertzien pour Rupert Murdoch. Rupert Murdoch,

Par 25 juin 1997
Mots-clés : Future of Retail, Europe

contraint de renoncer à sa présence dans le numérique hertzien aux côtés de Carlton et de Granada, ne pert pas au change (voir la revue de presse du 25 juin). Non seulement, il récupère son investis...

contraint de renoncer à sa présence dans le numérique hertzien aux côtés
de Carlton et de Granada, ne pert pas au change (voir la revue de presse
du 25 juin). Non seulement, il récupère son investissement de départ, mais
il a négocié le droit de rester fournisseur de chaînes et de programmes du
nouveau bouquet qui devrait compter quinze chaînes. Ainsi, on trouvera en
bonne place dans l'offre de BDB accessible avant juillet 1998, Sky Movie,
Sky Sport et Sky One. De plus, Murdoch conserve en Grande-Bretagne le
monopole des décodeurs. Un quart des foyers souscrivant déjà au câble et
au satellite et le hertzien gratuit restant le mode télévisuel préféré des
britanniques, Murdoch réduit ses risques financiers évalués à 300 millions
de livres. En effet, la redevance de 90 livres et les 200 livres demandés
pour l'acquisition du décodeur du numérique hertzien risquent de peser
lourd dans le choix des téléspectateurs.
Désormais, Rupert Murdoch peut se consacrer au numérique satellitaire et à
la fourniture de programmes. Leader du télé-achat et de la télévision de
service interactive, Murdoch va pouvoir renforcer ce nouveau pôle situé à
la jointure entre l'ordinateur et la télévision classique.
Pour un investissement de 2,5 milliards de F, le lancement d'un bouquet
numérique satellitaire de 200 chaînes en partenariat avec BT et
Matshushita Electrics est d'ores et déjà prévu. Les 75 millions de livres
(728 millions de F environ) récupérés de BDB sont donc les bienvenus.
Contrairement au numérique hertzien, cette fois-ci, Murdoch ne se heurtera
pas aux règles de la concurrence outre-Manche.
(Le Figaro - 26/06/1997)

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