Les plus grands noms de l'informatique s'engagent à soutenir un nouveau

Par 18 août 1997
Mots-clés : Smart city

langage informatique commun pour la création en 3D sur Internet. Au cours du Salon des arts graphiques et interactifs "Siggraph 97", le consortium VRML a annoncé un soutien unique pour promouvoir u...

langage informatique commun pour la création en 3D sur Internet. Au cours
du Salon des arts graphiques et interactifs "Siggraph 97", le consortium
VRML a annoncé un soutien unique pour promouvoir un nouveau langage
informatique commun pour la création en 3D sur Internet. Les plus grands
noms de l'informatique que ce soit Apple, IBM, en passant par Intel,
Oracle, ou bien encore Microsoft, Netscape ainsi que les géants de
l'électronique Sony, Philips et Matshushita, tous se sont engagés à
soutenir le VRML (Virtuel Reality Modeling Language) comme standard de
création, de lecture et de transfert des données tridimensionnelles sur
Internet. Langage simple, le VRML traite les principales données de la 3D
et se pose comme l'équivalent en trois dimensions du langage utilisé pour
la création des pages Web, l'hypertexte ou HTML. Il permet de visualiser
des images mouvantes et interactives en 3D comme on en trouve dans les
jeux vidéo. La sonde martienne Pathfinder a ainsi pû transmettre sur
Internet certaines images virtuelles grâce au VRML. Incorporant déjà le
VRML, Internet Explorer 4.0, la nouvelle version du logiciel de navigation
de Microsoft, permet ainsi la visualisation de séquences 3D. De son côté,
Netscape fera la même chose pour sa mise à jour de Navigator d'ici
quelques mois. Né en 1994 de deux informaticiens ayant décidé de fabriquer
un langage commun de description de la 3D, le VRML fut ensuite développé
jusqu'à sa première présentation en 1997. Regroupant toutes les
entreprises intéressées à soutenir ce langage commun, le consortium VRML
fut fondée début 1997. Composé à l'heure actuelle de 62 sociétés, pour la
plupart américaines (aucune société française), le consortium fonctionne
sur le volontariat de ses dirigeants et sur la cotisation des entreprises
membres (de 50 000 à 90 000 F par an). N'attendant aucune recette du VRML
qui est un standard "ouvert", donc libre de toute propriété
intellectuelle, le président du consortium, Neil Trevett, se refuse
d'évaluer cet investissement "ce standard a été développé en commun par
des personnes venant de différentes sociétés qui ont toutes travaillé sur
la base du volontariat". Selon lui "les douze prochains mois vont voir une
explosion de la 3D sur Internet". Déjà, Pepsi a commencé la diffusion de
publicité utilisant le VRML sur Internet.
(La Tribune - 19/08/1997)

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