Les plus prestigieuses des universités américaines offrent à leurs anciens étudiants une adresse électronique permanente.

Par 26 mars 1999
Mots-clés : Amérique du Nord, Europe

Les universités américaines les plus prestigieuses ont bien compris qu'une adresse électronique servait bien sûr à recevoir du courrier électronique, mais pouvait être aussi un signe de statut soc...

Les universités américaines les plus prestigieuses ont bien compris qu'une
adresse électronique servait bien sûr à recevoir du courrier électronique,
mais pouvait être aussi un signe de statut social. Depuis deux ou trois
ans, elles offrent à leurs anciens étudiants une adresse électronique
permanente. La première à le faire fut Princeton il y a quatre ans.
Très prestigieuse université de la côte Est des Etats-Unis, Vassar fait de
même depuis trois mois.
Responsable du service d'information, Shay Foley explique que cela avait
été "demandé par les anciens élèves qui voulaient maintenir le contact
avec leurs camarades" "Et puis, ils préfèrent avoir dans leur adresse un
joli vassar plutôt qu'un quelconque hotmail. L'aspect "statut social" est
une des raisons pour lesquelles cette adresse est demandée".
Ayant mis en place le système il y a un an et demi Harvard indique en plus
de l'adresse, le cursus suivi du genre smith@economy.harvard.edu. A Yale
(deux ans de pratique) on explique que ça sert à "renforcer le sentiment
d'appartenance à la communauté".
En France, si les écoles et universités sont depuis quelques années, de
plus en plus nombreuses à donner des adresses e-mail à leurs étudiants, il
est beaucoup plus rare que la pratique s'étende aux anciens élèves.
Seule l'association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique a mis en
place, depuis trois mois, un système d'e-mail, différent cependant du
modèle américain. Les anciens élèves voulant correspondre entre eux
envoient un message à l'association qui se charge de rerouter le message
au destinataire. Son responsable Bruno Renard raconte "alors que notre
messagerie Minitel avait fait un bide, ça démarre sur les chapeaux de
roue".
(Libération - 26/03/1999)

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