Les PME doivent innover en collaboration avec la recherche

Par 22 juillet 2011 2 commentaires
Mots-clés : Smart city, Europe
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L'institut Montaigne propose un plan de recommandations sur 11 points afin de favoriser le développement des petites sociétés françaises dans un contexte international.

Les PME françaises ont créé plus de 2,5 millions d’emplois au cours de ces vingt dernières années et constituent aujourd’hui la plus grande part des richesses en France. Dans ce tissu d’entreprises, quelques milliers d’entre elles, les Entreprises de taille intermédiaire (ou ETI, dont la taille varie de 250 à 5000 salariés), pourraient logiquement prétendre à un développement international, note l'Institut Montaigne dans une étude. Elles ont en effet la taille critique pour supporter le coût de l’innovation et attaquer les marchés étrangers. Pourtant, alors que la croissance internationale pour ce type de société est usuel chez nos voisins allemands ou britannique, la France, elle, ne semble pas propice pour favoriser ce phénomène. Parmi les diverses freins évoqués dans son étude, l’Institut Montaigne souligne clairement le manque de dynamisme entre le monde de la recherche et le tissu des PME.

Favoriser le lien entre la recherche et les entreprises 

Pour le cabinet d’étude, ce manque de synergie est un frein à la mise en oeuvre de l’économie de demain qui reposera principalement sur l’innovation et l’immatériel. Pour répondre à cette problématique, plusieurs hypothèses sont avancées comme par exemple la cross-fertilisation, qui favorise la création d’entreprises innovantes par une approche transversale des connaissances. L’idée étant de faire émerger l’innovation depuis des pôles pluridisciplinaires (au sein des universités) et permettant un échange permanent entre plusieurs disciplines. Toujours selon cette étude, le CNRS est vu comme un joyau qui n’est pas suffisamment exploité.

Optimiser le fleuron CNRS

Ce foyer de recherche de qualité internationale n’aboutit pas (ou presque pas) à la création de start-up technologiques pérennes, et ce même si il existe quelques incitations récentes, comme par exemple le relèvement de 15 % à 49 % du plafond de participation maximale d’un chercheur au capital d’une start-up. Il semble donc essentiel que le CNRS sorte du champ fondamental pour aller vers l’applicatif, en investissant davantage dans des entreprises innovantes à qui serait confiée la commercialisation des résultats des recherches les plus prometteurs. Un condition indispensable, sous peine de voir s’échapper les brevets fondamentaux vers l’étranger par manque de capacité industrielle.

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2 Commentaires

Merci pour cet excellent article que je viens de trouver grâce à google

Soumis par Sly (non vérifié) - le 22 juillet 2011 à 11h19

Cet excellent article ! Seriez vous de l'institut Montaigne pour dire ça !???

Franchement les préconisations datent de plus de 20 ans et sont qui plus est obsolètes et incompatible avec les vrai besoins des PME !

Les PME ont besoin d'être "Prises par la main" pour innover ... je le sais d'autant plus par expérienceS, que d'avoir commencer a mettre en place un projet national avec quasiment tous les ministère il y a plus de 15 ans mais que tout a avorté lors d'un changement de gouvernement !

On ne change pas les us et coutumes de 10 aines d'années d'immobilisme par des incitation ! On prend le bébé et on le met dans le bain avec ce qu'il faut pour qu'il ne se noie pas et pour l'accompagner à apprendre a nager !

Tssss

Soumis par Le Semeur De (non vérifié) - le 22 juillet 2011 à 18h36

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