Pour les PME, les enjeux en 2010 ne sont pas forcément ceux qu'on croit

Par 01 février 2010
Mots-clés : Smart city

AMI dresse une liste des tendances dont on ne parle pas forcément et qui attendent les petites entreprises cette année. Parmi elles, la nécessité pour les fournisseurs de rassurer sur les systèmes de cloud.

Parmi les tendances high-tech de cette année largement mises en valeur par les auteurs d'études sur le sujet, on peut citer l'engouement pour les systèmes SaaS, la virtualisation, ou encore les applications mobiles. Selon AMI, il ne faut pas se borner à ces grandes lignes : le cabinet dresse une liste de six tendances encore peu mises en avant mais auxquelles on doit s'attendre cette année dans les petites et moyennes entreprises. Première d'entre elles : l'intérêt pour les solutions de cloud computing et autres infrastructures virtuelles va aller croissant. Jusque là, rien de nouveau. Mais selon le cabinet, ces services sont encore source d'appréhension de la part des entreprises. 2010 sera du coup une année charnière pendant laquelle les fournisseurs de tels services devront fournir d'importants efforts pour réduire la confusion et la désinformation s'ils veulent capitaliser sur cet engouement.
Les médias sociaux : maillon stratégique pour les PME
Deuxième chose relevée par AMI : cette année verra les PME utiliser les médias sociaux non pas comme un simple outil promotionnel mais comme un maillon stratégique de leur veille économique. Et ce, au fur et à mesure que l'utilité de ces médias se confirme. Ils leur permettront de gérer et mesurer leur image au niveau de la marque, de leurs produits et de leurs services. Le tout, sans disposer de connaissances techniques. Selon AMI, une telle démarche restait peu familière des petites entreprises, contrairement à leurs homologues de plus grande taille. Autre tendance : selon le cabinet, s'en est fini de la réduction des budgets accordés au secteur technologique. Résultat : les PME vont investir plus fortement dans les solutions leur permettant d'étendre leur affaire qu'elles ne l'auraient fait auparavant. Reste que les derniers mois moroses auront laissé une trace : les décideurs se retrouvent désormais bien plus impliqués qu'auparavant dans le processus pour acquérir des produits technologiques.
Les fournisseurs devront convaincre
Selon AMI, les entreprises devront du coup plus justifier leurs achats, que les décideurs traduisent immédiatement en ROI. Côté fournisseurs, il va falloir être plus convainquant et établir un véritable partenariat de confiance. La familiarité envers une marque continuera d'être le facteur principal d'achat. C'est cela qui fera la différence entre fabricants de produits TIC et fournisseurs de services. Cinquième chose à attendre : la consolidation de l'industrie technologique, la convergence entre hardware, software et services, et les pressions économiques, forceront les acteurs du secteur à trouver de nouvelles sources de revenus. Cela mènera à l'émergence de fournisseurs de solutions TIC dit "complets". Dernière tendance, la maturation de l'industrie des services gérés mènera à un décalage entre les différents acteurs. Cela ne devrait pas détourner des PME de ces solutions.

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