PME : le m-commerce s'annonce rentable, mais sous conditions

Par 27 avril 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

Le commerce sur mobile répond à des modèles économiques précis, que les petites et moyennes entreprises doivent prendre en compte. En distinguant notamment les spécificités liées au B2B de celles du B2C.

Le développement du commerce sur mobile fait émerger toute une série d'opportunités professionnelles. Ce dernier étant lié à la maturation des technologies et à la prolifération des smartphones et des applications mobiles. Mais pour développer des solutions adaptées, les petites et moyennes entreprises doivent prendre en compte les spécificités de ce marché, expliquent des chercheurs de l'université de Staffordshire dans une étude dédiée à la Grande Bretagne. En distinguant notamment les modèles WB2C (Wireless Business-to-Consumer) et WB2B (Wireless Business-to-Business). "Le premier concerne avant tout les services, en particulier ceux qui incluent la publicité, le shopping sur mobile, les coupons de réduction et le m-banking", expliquent les chercheurs.
Deux modèles économiques à distinguer
Avec plusieurs avantages pour les entreprises : atteindre le consommateur à n'importe quel moment, et où qu'il se trouve ; offrir des services personnalisés ; et enfin réduire les coûts des transactions. Ce dernier point est celui qui, selon le rapport, prend tout son sens pour le second modèle, strictement professionnel. Ce que confirme à L'Atelier Jean-Michel Huet, senior manager chez Bearing Point, un cabinet de conseil spécialisé dans le management et les nouvelles technologies : "pour le modèle B2B, le m-commerce offre principalement des avantages logistiques", explique-t-il. "Il facilite les échanges de contrats, de factures, de bons de commandes, etc.". Dans l'étude, les chercheurs insistent par ailleurs sur la complexité du m-commerce, dans son ensemble.
Inclure le m-commerce dans une logique multicanale
Celui-ci fait intervenir plusieurs acteurs, et soulève des questions de sécurité, de modération, ainsi que de coûts technique et logiciel. Des questions que doivent aussi prendre en compte les entreprises, selon le consultant. "Mais au-delà de ces considérations, la vraie réflexion doit s'inscrire dans une démarche globale", précise-t-il. Et d'ajouter : "il faut inclure le m-commerce dans une logique plus générale, multicanale". Tout en s'assurant que cela répond aux besoins du client, qui ne doit pas être noyé face à une offre diluée. D'où l'importance d'une cohérence globale entre les différents canaux utilisés.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas