Les PME, mauvais élèves concernant la gestion des données ?

Par 23 mars 2012
Mots-clés : Smart city, Europe
data breach

A l'heure du cloud computing et des réseaux sociaux, moins de 50% des PME européennes estimeraient qu'une mauvaise gestion de données ferait encourir des risques importants aux entreprises.

Alors que les PME, dont le capital n'est pas toujours important, peuvent souffrir sérieusement des répercussions directes – financières et sur la notoriété – que peuvent entraîner la perte de données, celles-ci ne prendraient pas encore assez de mesures concernant la gestion de leurs informations. Voilà le constat d'un étude de PwC effectuée auprès de 600 entreprises européennes et commanditée par Iron Moutain, spécialiste de la gestion et de la conservation de document physiques et numériques. Cela proviendrait, selon le rapport, d'un manque de prise de conscience de la part de celles-ci. En effet, 60% des PME interrogées admettent ne même pas savoir si leurs salariés possèdent les bons outils pour assurer la sécurité de leurs données.

Un manque de connaissances

Alors, comment justifier de ce désintérêt pour une gestion efficace de l'information ? PwC estime que cela proviendrait en grande partie d'un manque de connaissances et de formation aux nouvelles technologies. « On constate que les entreprises choisissent d'investir dans des logiciels de protection seulement à la suite d'une perte de données » explique à L'Atelier William Rimington, chargé de la gestion des risques pour PwC. Et encore le pourcentage de celles-ci ne s'élèverait qu'à 59%. Pourtant, le même pourcentage estime bel et bien qu'investir dans des logiciels permettrait de faciliter la protection des données, suggérant au passage que la sécurité de l'information est globalement perçue comme l'unique responsabilité des services informatiques.

La sécurité est la responsabilité de tous

Or, de nouveau seules 36% d'entre elles emploient un salarié ou une équipe chargée de la gestion de l'information et dont l'efficacité est contrôlé. « Il est important que les entreprises se rendent compte que la sécurité des données est vraiment l'affaire de tous » continue William Rimington. C'est d'ailleurs le conseil principal du rapport. Pour cela, il préconise par exemple que les entreprises ayant souffert financièrement viennent témoigner auprès de celles qui sont toujours sceptiques. Il préconise également une meilleure communication entre les services afin de sensibiliser l'ensemble des salariés. En effet, la majorité des fuites de données seraient de la responsabilité d'un salarié négligent, voire malveillant. A noter, d'ailleurs que 26% des entreprises ne vérifient pas les antécédents des personnes qu'elles embauchent.

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