Des PME présentes mais pas forcément actives sur les réseaux

Par 09 septembre 2011 3 commentaires
pme

Alors que les consommateurs continuent à fréquenter massivement les sites communautaires, les petites et moyennes entreprises n'utiliseraient pas au mieux ces derniers pour communiquer et fidéliser.

Une vaste majorité des PME américaines sont physiquement présentes sur des réseaux sociaux : près de neuf sociétés sur dix ont une page Facebook, près de la moitié un compte LinkedIn et un tiers utilisent Twitter, selon une étude américaine menée par Zoomerang Online Surveys. Si ces entreprises déclarent les utiliser notamment pour assurer leur visibilité sur la Toile ou établir un contact direct avec leurs clients, les réseaux sociaux n'arrivent qu'en troisième position des moyens de communication privilégiés par les entreprises (après le site Internet et la newsletter). Faisant de ces derniers un marché encore à investir. D'autant que, rappelle Alex Terry, General Manager chez Zoomerang, les consommateurs sont loin d'être arrivés à saturation dans ce domaine.

Les entreprises doivent se mettre en phase avec leurs clients

"Les sites collaboratifs  sont devenus un véritable mode de vie. Les PME ne se servent pas assez de cette information pour rester connectées au maximum avec leurs clients". En effet, les consommateurs et les sociétés ne sont pas toujours sur la même longueur d'ondes. Alors que 37 % des utilisateurs déclarent "suivre" une marque sur Facebook pour recevoir des réductions ou des échantillons, seuls 10 % des entreprises considèrent que c'est un outil efficace pour fidéliser leurs clients. Pourquoi ? Pour Damien Douani, expert en réseaux sociaux et nouveaux médias chez BlueKiwi et interrogé par L'Atelier, de nombreuses PME ne souhaitent pas investir dans un média dont elles jugent les retombées économiques hypothétiques. "Les entreprises sont désespérément à la recherche d'une rentabilité immédiate. Elles ne veulent pas prendre le risque de dépenser de l'argent dans ce secteur".

Du temps et de l'argent

Cela se confirme lorsque l'on s'aperçoit que les trois quarts des PME n'emploieraient personne pour gérer pages Facebook et autres comptes Twitter. Une erreur selon Damien Douani : "Les sociétés doivent se rendre compte que le web n'est pas le domaine de l'immédiateté en matière de marketing. Il faut un suivi régulier, donc du temps et de l'humain", explique t-il. Avant d'ajouter : "Si elles s'en donnent les moyens, les PME pourront améliorer leur image, leur notoriété, faire de la prospection commerciale et même de la gestion de clients". Pour information, l'étude a été menée auprès de 1 100 responsables de start-up et 500 consommateurs aux Etats-Unis.

Haut de page

3 Commentaires

Les PME sont présentes sur les réseaux mais ne disposent pas forcément de community manager qui prennent en charge la stratégie et animent ces réseaux. C'est souvent une personne interne à l'entreprise, et pas forcément pré-disposée à la communication qui se charge d'animer la présence de la PME. D'autre part, les clients ne sont pas forcément réceptifs et préfèrent le contact direct.

Soumis par coffret hivernage piscine (non vérifié) - le 09 septembre 2011 à 14h26

La question pour les entreprises n'étant pas "Faut-il participer a la tendance lourde des media sociaux ?" mais bien "Comment y participer ?", il est évident que la réponse se trouve dans les aptitudes (ressources) et les moyens (finances) qu'elles peuvent y investir.

Créer un compte Twitter, LinkedIn, Facebook ou Viadeo n'est insurmontable pour personne mais la gestion des contenus pose un réel souci. Parce qu'elle demande une maîtrise de la Communication Web, de la constance et une puissante réactivité.

Lorsque des agences web offriront ce type de services (ou d'accompagnement) adaptés aux TPE et PME, les tendances s'inverseront.
(Soit dit en passant, une niche très prometteuse...)

Nous avons connu exactement la même courbe évolutive en production vidéo où il aura fallu attendre l'arrivée de prestataires capables d'offrir des productions adaptées aux PME et suffisamment qualitatives (et donc non contre productives) pour que ces-dernières s'emparent de ce média (et des sites de partage vidéo) pour en (re)connaître aujourd'hui le véritable ROI.

A mes yeux, il ne s'agit donc d'une distortion toute passagère de synchronisation entre l'arrivée de nouveaux média et d'offres de services adaptés à ceux-ci.
Mais certes, aujourd'hui, le moindre délais est toujours trop long !

Soumis par Alexis de la CROIX (non vérifié) - le 09 septembre 2011 à 17h52

Il convient également à mon avis, avant de penser moyens (ressources et finances) de changer, pour la grande majorité des PME françaises, d'état d'esprit. Utiliser les réseaux sociaux n'aura d'intérêt pour les PME que si elles sont capables de raconter des histoires, de mettre en valeur leur savoir-faire, leur style et leurs valeurs ! Les réseaux sociaux sont de fantastiques outils pour se faire aimer. Et se faire aimer ce n'est pas uniquement parler de ce que l'on vend, mais aussi parler de soi, de ses expériences, de son histoire, de ses histoires .. bref de sujets qui sont encore beaucoup trop considérés par les dirigeants ou équipes commerciales des PME comme des sujets qui font perdre du temps et de l'argent à l'entreprise. Il faut donc avant tout, convaincre ces entreprises de communiquer sur leur image avant de les convaincre d'utiliser les réseaux sociaux.

Soumis par thierry guichard (non vérifié) - le 12 septembre 2011 à 11h06

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas