Le point de vue de l’ART sur la tarification des mobiles.

Par 04 mars 2002
Mots-clés : Digital Working, Europe

Interviewé par Que Choisir, le Président de l’Art, Jean-Michel Hubert, explique qu’il convient de distinguer deux types d’appels lorsque l’on parle téléphonie mobile : les appels « sortants »...

Interviewé par Que Choisir, le Président de l’Art, Jean-Michel Hubert, explique qu’il convient de distinguer deux types d’appels lorsque l’on parle téléphonie mobile : les appels « sortants », communications passées à partir d’un téléphone mobile, et les appels « entrants », communications passées à partir d’un poste fixe en direction d’un téléphone mobile. Concernant les appels sortants, l’ART n’a aucun pouvoir pour fixer les tarifs de détail pratiqués par les opérateurs mobiles, cette activité étant entièrement concurrentielle. Le processus d’homologation tarifaire ne s’applique qu’aux tarifs de France Télécom relevant du service universel, c’est-à-dire les tarifs du téléphone fixe et des services en monopole de fait. En revanche, pour les appels entrants, l’ART peut fixer l’évolution des charges de terminaison d’appel des opérateurs mobiles « puissants » sur le marché de l’interconnexion (Orange et SFR). En novembre dernier, l’ART a ainsi décidé une baisse d’environ 40 % sur trois ans du prix de cette charge de terminaison. Cette diminution fait suite à deux baisses successives de 20 %, l’une à l’automne 1999, la seconde en 2000, également à l’initiative du régulateur. Le consommateur doit savoir que les tarifs de détail fixés par les opérateurs de boucle locale doivent logiquement répercuter cette baisse de 40 % sur les trois ans à venir.L’ART a noté que la première minute indivisible majorait fortement les appels de moins d’une minute et a invité les opérateurs mobile à prendre en compte les préoccupations des consommateurs souhaitant que le prix payé soit plus représentatif du temps passé. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 04/03/2002)

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