Au poker, les programmes informatiques ne bluffent pas

Par 01 juillet 2008 2 commentaires

Le logiciel Polaris affrontera début juillet plusieurs champions de poker à l'occasion de tournois. Selon ses concepteurs, la machine, capable de ne pas faire d'erreurs, sera à terme un adversaire redoutable.

La RoboCup organise des tournois de football entre robots dans le but de faire interagir les machines. L'université d'Alberta, de son côté, parie sur une confrontation entre l'homme et l'ordinateur. Elle organise du 3 au 6 juillet à Las Vegas un tournoi de poker qui fera s'affronter Polaris, le programme informatique qu'elle a développé, à plusieurs spécialistes renommés comme Nick Grudzien et IJay Palansky, coachs du site Stoxpoker.com. A chaque partie, Polaris et son adversaire humain recevront les mêmes cartes. Un système qui vise à donner les mêmes chances à l'homme et à l'ordinateur, et qui permet d'étudier ensuite les stratégies adoptées par chacun. "Il est possible, si l'on dispose des ressources en intelligence artificielle nécessaires, de faire jouer un ordinateur à la perfection".
Un jeu sans fautes
"C'est-à-dire permettre au programme de ne pas perdre un seul centime sur toute la durée d'un tournoi", explique Michael Bowling, responsable du groupe de recherche en poker électronique à Alberta. "Les êtres humains feront toujours des erreurs, ce qui peut donner à la machine la possibilité de prendre l'avantage". Ce tournoi ne devrait cependant pas encore voir l'ordinateur dépasser un joueur humain : "nous sommes encore loin de disposer des ressources nécessaires pour permettre à Polaris de jouer parfaitement", concède ainsi Michael Bowling. Le groupe de recherche, qui avait déjà organisé un tournoi l'an dernier, annonce cependant avoir déjà pu apporter de notables améliorations au programme.
Echecs, poker : la machine apprend par le jeu
Faire s'affronter un programme informatique à un être humain n'est pas nouveau : depuis 1995, plusieurs ordinateurs se sont mesurés à des champions du jeu d'échecs. Et ont remporté le tournoi. Dernière victoire en date : celle du logiciel Deep fritz en 2006, contre le champion du monde Kramnik. Selon l'équipe d'Alberta, l'intérêt des scientifiques en intelligence artificielle pour le jeu est loin de tenir de la lubie. Les jeux ont en effet des règles précises, et un but défini, qu'il n'est possible d'atteindre qu'en établissant une stratégie presque mathématique. Une fois que la machine a intégré ces techniques, elle peut apprendre à résoudre des problèmes plus concrets, où les règles sont moins établies.

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2 Commentaires

Qu'est devenu cette expérience ? Je n'ai plus jamais entendu parler de ce programme, alors que ça paraissait prometteur

Soumis par Laurent (non vérifié) - le 18 mai 2010 à 11h17

C'est vrai que c'était novateur à l'époque mais on n'en entend plus parler.

Soumis par site de poker (non vérifié) - le 01 mars 2013 à 15h10

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