Les policiers new-yorkais combattent le crime grâce à Androïd

Par 15 avril 2013
Mots-clés : Androïd
Les policiers new-yorkais  combattent le crime grâce à Androïd

Non, les agents de la NYPD n'ont pas reçu un nouveau véhicule hyper-perfectionné ou une nouvelle arme à la pointe de la technologie. Ici, il s'agit d'un nouveau compagnon de route qui pourrait aider de façon significative les policiers dans leur travail, un smartphone équipé de la technologie Androïd.

Environ 400 de ces smartphones ont été distribués aux agents de police de la ville de New York. Ils font partie d'un programme pilote lancé l'été dernier par les dirigeants de la police. Si les téléphones ne peuvent émettre ni recevoir des appels, ils sont équipés d'un système dernier cri recensant les "zones à risques" et une tonne d'informations. 

Un officier appelé en intervention rentre l'adresse dans ce smartphone qui lui livre instantanément une mine d'informations, comme le nom des occupants de l'immeuble et les casiers judiciaires de chacun. "Si je découvre que dans le bâtiment où je suis appelé il y a eu des arrestations pour trafic de drogue le mois dernier au septième étage, je sais où je mets les pieds", explique l'officier Tom Donaldson, de la police de New York au quotidien The New York Times.

Cette technologie offre des détails extraordinaires sur les personnes, y compris si elles ont été victimes d'un accident de voiture, d'un crime ou suspect dans une affaire de drogue. Le smartphone est en effet relié à des bases de la police comme les fichiers d'arrestations ou les photographies de scènes de crime. Le téléphone peut être particulièrement utile lors de disputes conjugales. Il permet aux agents de connaître le nombre d'interventions qui ont déjà eu lieu et les détails de chaque opération. 

Ce smartphone est un outil plus perfectionné que les 2500 ordinateurs installés dans les voitures de police depuis plusieurs années. Avec les ordinateurs portables, la connexion Internet est parfois lente selon le quartier dans lequel se trouvent les agents et les bases de données ne sont pas regroupées, ce qui représente une perte de temps pour ces derniers.

Si ce nouveau gadget représente un outil précieux pour les patrouilles de la ville de New York où le taux de criminalité est très élevé, il soulève cependant quelques inquiétudes. Avec ce flot d'informations, les policiers seront-ils en mesure d'avoir un jugement neutre par rapport aux suspects potentiels qui leur feront face ? Cette base de données pourrait pousser les officiers à avoir des préjugés lors de leurs interventions. A eux désormais d'interpréter les informations avec bon sens. Après tout, la technologie n'est pas toujours aussi fiable que l'instinct… 

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