La politique répressive de la RIAA fait réagir

Par 12 septembre 2003
Mots-clés : Future of Retail

Si le but de la Recording Industry Association of America (RIAA) était de faire réagir les internautes au sujet du piratage musical en déposant 261 plaintes contre des utilisateurs de réseaux ...

Si le but de la Recording Industry Association of America (RIAA) était de faire réagir les internautes au sujet du piratage musical en déposant 261 plaintes contre des utilisateurs de réseaux d’échanges de fichiers, elle a réussi son coup. Si sa volonté était de faire évoluer les mentalités, il n’est pas sur qu’elle y soit parvenue. Les médias se sont en tout cas emparés de l’affaire et multiplient les interventions et les analyses sur le sujet.

Le ministre français de Culture a lui-même éprouvé le besoin d’exprimer son point de vue sur la question, considérant que « le problème de la copie pirate de musique sur Internet constitue un débat politique et civique ». « Ne pas abuser de la copie privée est une question de bon sens. Défendre les droits d’auteurs est un droit premier. La technologie a changé la donne : un accès libre sans paiement épuisera la création et l’édition », a-t-il précisé.

Si l’Union des producteurs français indépendants, l’UPFI, le principal syndicat français de producteurs indépendants, ne récuse pas les propos du ministre, elle rejète la politique répressive de la RIAA. « Ce n’est pas en mettant un policier derrière chaque internaute que l’on mettra fin aux échanges de fichiers illicites, mais en répondant de façon satisfaisante à leur véritable besoin », explique le syndicat dans un communiqué.

Dernier rebondissement en date dans cette rocambolesque affaire, alors que la RIAA tente de calmer la polémique, plusieurs patrons de sociétés d’échanges en ligne ont annoncé qu’ils rembourseraient la somme demandé par l’association qui représente les intérêts de l’industrie du disque à une jeune fille incriminée par ses plaintes, soit 2 000 dollars. Le patron de Grokster, une société éditrice d’un logiciel peer-to-peer, s’est notamment déclaré « dégoûté par la RIAA et ses méthodes d’extorsion ».

(Atelier groupe BNP Paribas – 12/09/2003)

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