Polygram veut vendre ses productions maison, en France et en Allemagne,

Par 04 août 1998

sur Internet. Alors qu’aux Etats-Unis, Sony ou Warner proposent déjà des bulletins de commandes sur leurs sites Internet, les Européens démarrent tout juste. Dès 2002, selon le SNEP, le Syndicat na...

sur Internet.
Alors qu’aux Etats-Unis, Sony ou Warner proposent déjà des bulletins de
commandes sur leurs sites Internet, les Européens démarrent tout juste.
Dès 2002, selon le SNEP, le Syndicat national de l’édition phonographique,
la distribution de musique au travers des services en ligne devrait
représenter 10 % du chiffre d’affaires des productions. Le SNEP, tout
comme les autres organismes professionnels, réclame toutefois une
protection juridique renforcée pour les transmissions interactives à la
demande, ce qui fait du reste l’objet d’un projet de directive européenne.
En décidant de vendre ses meilleures productions en France et en Allemagne
sur Internet, Polygram, numéro un mondial, est la première major à
“oser” le commerce électronique en Europe. Toutefois, la date de mise en
fonction dépendra de chaque direction nationale.
Des “magasins virtuels” ont été ouverts par Polygram en Grande-Bretagne
pour deux de ses filiales (Island Records en début d’année, Polydor le
mois dernier).
D’autres labels indépendants comme Creation (producteur d’Oasis) ou Nude
(éditeur de Suede) en Grande-Bretagne ont aussi annoncé leur arrivée sur
le Net pour cet été.
Le marché en France est beaucoup plus frileux. Comme le cite le SNEP, le
bouquet TPS, par exemple, a proposé aux éditeurs de préparer avec eux
“deux ou trois prototypes de services liés à la consommation de
musique”.
(Les Echos La Tribune 04/08/1998)

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