Pour populariser les cartes sans contact, sQuid passe par la fac

Par 12 mai 2009
Mots-clés : Smart city

Afin de développer l'usage des solutions de paiement à distance au quotidien, le constructeur lance sa carte prépayée sur le campus de l'université de Bolton. Elle fonctionne auprès des commerçants partenaires.

Les universités anglaises sont des laboratoires idéaux pour développer et tester des solutions de paiement sans contact. C'est en tout cas l'opinion de sQuid, qui propose une carte prépayée sans contact aux étudiants et aux équipes travaillant sur le campus de l'université de Bolton. La carte fonctionne sans code afin de gagner du temps lors des transactions. Pour ses constructeurs, elle représente une alternative à la monnaie que l'on a sur soi. Elle est achetable directement créditée du montant désiré et se recharge ensuite sur le site. La carte n'est reliée à aucun compte bancaire. Elle permet d'acheter des biens et des services dans les établissements de Catering Academy.
Un laboratoire taille réelle
Ceux-ci comprennent des bars, des cantines, des restaurants... Mais son usage va être étendu aux autres services de l'université comme la photocopie, le parking, la bibliothèque et les loisirs. Pour Adam Smith, directeur du management chez sQuid, "cette solution ne doit pas rester limitée au campus". Le campus sert d'officine pour une extension plus large du système. Il s'étend d'ailleurs dans plusieurs magasins de la communauté de Bolton. "L'objectif est de le déployer à l'ensemble du nord ouest du pays" ajoute-t-il. Et ce particulièrement auprès des entreprises et des commerçants. Les marchés en voie de développement ont également de fortes chances d'être intéressés par ce type de systèmes.
Une solution contre le surendettement
On peut aussi imaginer la mise à disposition par une entreprise d'une telle carte auprès de ses salariés pour faciliter le travail à distance : paiement de l'accès à Internet dans un café partenaire... Ses concepteurs mettent en avant la gratuité de l'usage de leur solution. Les cartes de crédits, traditionnellement utilisées par les étudiants américains et une importante partie de la population ont un coût d'utilisation élevé pour les marchands. Elles sont également souvent pointées du doigt comme une des raisons du surendettement de la population estudiantine anglaise. Patrick O'Reilly, directeur technologique et du sponsoring à l'Université met également en avant un niveau de sécurité renforcé dans l'enceinte du campus en diminuant la quantité d'argent liquide en circulation.

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