Les populations rurales africaines en passe d'être mieux connectées

Par 16 juin 2008 1 commentaire

L'apparition de services innovants et la mise en place de partenariats entre les gouvernements et le secteur privé annoncent une meilleure connexion des zones rurales. Des initiatives rentables pour les investisseurs.

"Plus de 60 % de la population africaine habite dans des zones rurales peu ou pas couvertes par une connexion Internet", rappelle la Commonwealth Telecommunications Organisation (CTO) dans un rapport dédié à la connectivité sur le continent. Que celle-ci soit très inférieure à la moyenne n'est pas nouveau. Ce qui l'est, c'est que, selon l'organisation, les partenariats conclus entre les investisseurs publics et privés, la mise en place de nouveaux business models et l'introduction de technologies innovantes porte enfin ses fruits : les zones rurales d'Afrique non connectées pourront bientôt l'être. Ce, sur la base de modèles économiques rentables.
Des partenariats public/privé en perspective
"Les personnes non connectées représentent un marché non encore investi, porteur d'importantes opportunités pour les fournisseurs de services, les équipementiers et l'industrie des télécommunications dans son ensemble", est-il souligné dans le rapport. Et autre conclusion à souligner : à l'image des pays industrialisés comme le Canada ou les Etats-Unis, c'est le gouvernement qui doit initier et diriger le mouvement, en collaboration étroite avec le secteur privé. Ce, contrairement à l'idée qui veut que le développement numérique doive obligatoirement passer par une intervention seule des investisseurs privés. C'est pourquoi la CTO appelle les Etats à élargir leurs politiques nationales de développement des TIC à l'échelle de plusieurs pays et communautés.
Mieux réguler le marché
"Ce que nous pouvons conclure de cette étude de neuf mois sur le terrain, c'est que la plus grande partie des populations rurales pourrait très bien être connectée sans-fil d'ici dix ans", souligne d'ailleurs Ekwow Spio-Garbrah, PDG de CTO. En marge de cet optimisme, de nombreux facteurs doivent cependant être réglés avant de parvenir à une véritable harmonisation de la connectivité sur le continent. Ainsi, le rapport rappelle la nécessité de poursuivre et de mieux gérer la vague de libéralisation et de privatisation du secteur des télécoms. Autre pré-requis : la mise en place d'instances de régulation fiables, destinées à renforcer la concurrence entre les fournisseurs et autres professionnels du secteur.

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1 Commentaire

Je suis assez de curieux de connaitre la façon dont ils vont déployer leur infrastructure...Wimax ? 3G ?D'autant plus que même l'Occident rencontre beaucoup de difficultés à couvrir tout son territoire d'une connexion Internet raisonnable à notre époque.

Soumis par bibi (non vérifié) - le 28 juin 2008 à 17h50

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