Le portable ouvre l'encaissement de chèques à distance à tous

Par 23 octobre 2009
Mots-clés : Smart city, Afrique

Les solutions de validation d'un chèque sans se déplacer étaient jusqu'ici en grande partie l'apanage des professionnels. Le téléphone a de fortes chances d'en simplifier et populariser l'accès au grand public et aux TPME.

Une application sur iPhone a déjà été développée pour permettre aux Américains d’encaisser leurs chèques à distance. A part cette initiative, les services de RDC (pour Remote Deposit Capture) étaient jusqu'ici plutôt réservés aux clients professionnels des banques. Plus pour longtemps, selon Celent. Le cabinet souligne dans une étude que l’utilisation du mobile est de nature à favoriser son extension aux particuliers et aux petites entreprises. Pourquoi ? Tout simplement parce que pour cet usage, le téléphone est utilisé à la fois comme scanner - grâce à l’appareil photo - et comme interface d’envoi. Du coup pour les chercheurs, tout converge pour faire de l’encaissement de chèques par mobile un succès.
Plus de 75% des banques équipées
D’une part, l’infrastructure est en place : plus de trois quarts des institutions financières américaines sont équipées d’appareils de vérification des chèques numérisés. D’autre part, les téléphones équipés d’appareil photo d’une résolution de 2 méga pixels (la résolution minimale pour le RDC) se banalisent. Plus de 70 % des foyers américains en possèdent. Plutôt que de conserver leurs chèques durant des semaines ou des mois, les clients pourront avoir recours à l’encaissement à distance. Soit par mobile, mais aussi depuis leur domicile en utilisant un scanner. Les banques y ont tout intérêt : un chèque non encaissé, c’est de l’argent qui ne travaille pas pour elles.
La peur du risque, principal cause de non adoption
Une minorité des banques envisage déjà d’intégrer un module optionnel de RDC dans leurs offres de banque mobile. Et ce pour les entreprises comme pour les particuliers. Elles pourront ainsi satisfaire des clients de plus en plus occupés. Mais globalement, les institutions financières outre-Atlantique sont encore timides dans leur adoption. Celle-ci n’est effective que pour à peine 3 % d'entre elles. Mais les chercheurs notent qu’un quart y songe sérieusement, voire a déjà planifié son adoption. Chez les autres, le risque apparaît comme la cause principale de frilosité. 

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