Tout portable est une porte d'entrée aux stocks de l'entreprise

Par 06 décembre 2010
Mots-clés : Smart city, Afrique
un téléphone mobile

Virtual City propose aux PME kenyanes de notifier en temps réel les commandes et ventes réalisées en déplacement. Cela depuis un téléphone d'entrée de gamme : les mises à jour se font par réseau cellulaire.

Gestion des stocks, validation de commandes… Autant d'opérations que les commerciaux peuvent désormais effectuer via des appareils mobiles type PDA, netbook ou tablette. Reste que pour les PME, et plus particulièrement dans les pays en voie de développement, ce type d'appareils n'est pas forcément accessible. Pour y remédier, la kenyane Virtual City a mis au point une solution qui permet à des représentants de prendre des commandes ou de réaliser des ventes. Cela depuis un téléphone d'entrée de gamme. L'application doit être téléchargée dans l'appareil, qui appelle ensuite un serveur et en télécharge le contenu (stocks disponibles…). Un inventaire actualisé est alors fourni. En route, les informations qu'il va agréger seront ensuite envoyées, toujours par réseau mobile, à l'entreprise. Ou elle sont recensées et traitées. "Cette application de gestion permet du coup de séparer les livraisons des commandes, ce qui fait qu'il n'est plus nécessaire d'attendre le retour du commercial pour prendre ces dernières", explique à L'Atelier Chris Sang, responsable des opérations de Virtual City.

Régler de mobile à mobile

Le système permet aussi au client de régler son produit de mobile à mobile, en passant par l'une des solutions de m-portefeuille disponibles (M-Pesa, YuCash, Zap…). Une fois la transaction en cours, le consommateur reçoit une notification sur son téléphone. Cela lui permet de valider le paiement. Une alerte est alors envoyée simultanément au commercial et à la base de données de l'entreprise. Ce qui permet une mise à jour en temps réel des opérations. "Le paiement virtuel permet aussi aux représentants de ne pas se déplacer avec de grandes sommes d'argent sur eux", souligne Chris Sang. Le choix du téléphone n'est pas anodin. On le sait, le taux de pénétration du mobile sur le continent est bien supérieur à celui de tout autre appareil électronique. "Au Kenya, il y a environ 15 million d'abonnés mobiles. La quasi-totalité des petites et moyennes entreprises en disposent", confirme ainsi le responsable des opérations. Résultat, le téléphone élimine les barrières d'entrée.

Une meilleure autonomie

Autre chose : "un mobile peut tenir deux jours sans être rechargé, quand il faut compter sur environ 6 heures pour un ordinateur portable". Reste que la petitesse de l'écran des appareils d'entrée de gamme peut soulever des problèmes de praticité, pour entrer et consulter les données. Un bémol reconnu par le responsable, qui note cependant que Virtual City a du coup mis au point des systèmes de raccourci et de recherche. "L'utilisateur peut aussi définir une liste des produits les plus utilisés et les prioriser". L'application, disponible depuis le début de l'année, a gagné récemment le Growth Economy Venture Challenge, organisé par Nokia. Cette dernière a versé 1 million de dollars sous forme d'investissement dans la start-up, et lui assure un soutien technologique. Résultat : une version améliorée ne devrait pas tarder à voir le jour.

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