Les portables, facteur d'éducation dans les pays en développement ?

Par 18 décembre 2009
Mots-clés : Smart city, Afrique

L'importance croissante des mobiles dans les pays émergents est une opportunité pour y améliorer l'accès à l'éducation. Cela participe aussi au développement d'une nation. Aux gouvernements de faire les bons investissements.

L’éducation dans les pays en développement - et en particulier dans les zones rurales - bénéficiera de l’accès croissant des populations aux technologies mobiles, explique Pyramid Research dans une étude. On y apprend notamment que l’introduction de ces technologies dans les salles de classe est de nature à améliorer le taux de présence des élèves. Plusieurs approches de par le monde ont ainsi montré des résultats significatifs. Les auteurs reconnaissent cependant qu’à ce jour le lien entre les technologies et les bénéfices à long terme du point de vue des performances scolaires, comme le taux d’alphabétisation ou de calcul, n'a pas encore été démontré. Cela dit, leur utilisation plaît aux étudiants et aide les professeurs à maintenir leur attention. Le rapport préconise donc de maintenir les investissements dans ce secteur, d’autant plus que les pays en bénéficient directement.
Une opportunité pour les pays, et les opérateurs
Outre une amélioration globale des capacités d’utilisation de l’informatique et d’Internet, l’extension des infrastructures de communication est de nature à participer au développement du pays tout entier. Le rapport souligne que dans bien des régions de ces pays, et en Afrique en particulier, les écoles, les bibliothèques et les cybercafés constituent le principal moyen à la disposition des populations pour se connecter. Avec bien sûr, les mobiles. C’est pourquoi les auteurs considèrent que la mise en place de services éducatifs pourrait constituer une opportunité de croissance majeure pour les opérateurs. Pour que les investissements technologiques dans l’éducation aient un sens, les auteurs expliquent qu’ils doivent être adaptés à la situation des pays et des régions concernées.
Coordonner ces investissements avec l’ensembles des politiques
Il est également nécessaire de penser ces investissements sur le long terme. "Les investissements dans les TIC à vocation éducative ne doivent pas être entrepris de manière isolée", explique Jan ten Sythoff, le responsable de l’étude. "Ils doivent être faits conjointement avec d’autres politiques gouvernementales, comme l’encouragement de la concurrence dans le secteur des nouvelles technologies". Et ce, dans le but d’améliorer la disponibilité et de réduire les coûts. Le consultant cite notamment l’exemple du Mozambique où une politique gouvernementale coordonnée a fait progresser les taux d'accès à Internet. "Le pays en tire aujourd’hui les fruits avec notamment un taux d'utilisation d'Internet plus important, des améliorations des niveaux d'éducation et une baisse de la pauvreté", conclut-il.

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