Le "portage salarial" se développe.

Par 28 mars 1999
Mots-clés : Smart city

De plus en plus de candidats optent pour le "portage salarial", nouvelle forme d'emploi permettant de travailler en indépendant pour des entreprises, tout en étant salarié par un intermédiaire. Co...

De plus en plus de candidats optent pour le "portage salarial", nouvelle
forme d'emploi permettant de travailler en indépendant pour des
entreprises, tout en étant salarié par un intermédiaire.
Concrètement, le "salarié porté" passe par une société de portage qui
facture la mission à l'entreprise et se charge de verser un salaire au
contractant. L'intermédiaire se rémunère en conservant 10 à 15 % des
recettes.
Grâce à ce système, l'entreprise dispose de compétences dont elle n'a pas
besoin à temps plein, sans avoir à verser de salaire. Le candidat
bénéficie des avantages du salariat (protection sociale, droit à
l'assurance-chômage).

Selon le Syndicat des entreprises de portage salarial (Seps) regroupant
six de ces entreprises, 5 000 personnes ont recours régulièrement au
portage et près de 20 000 occasionnellement. La communication,
l'informatique et les ressources humaines sont les secteurs les plus
demandeurs.

Toutefois, bien qu'elle remplisse un besoin réel, cette nouvelle forme
d'emploi n'est tout simplement pas légale ! Le Ministère de l'Emploi
explique "non seulement le portage donne lieu à beaucoup de dérives, mais
il est en contradiction avec le Code du travail". Seules les sociétés
d'intérim peuvent "prêter de la main d'oeuvre à but lucratif".
Or les sociétés de portage perçoivent à chaque contrat 15 % d'honoraires,
appelés "frais de gestion". D'autre part, comme elles font du "placement
de personnes", elles sont là aussi en contradiction avec la loi.
Le Seps, conscient d'être un peu "limite" se bat pour faire évoluer le
droit et pour que soit reconnu et légalisé le portage salarial. Aucune
décision définitive n'a pour l'instant été prise par l'administration.
(Le Parisien - 27-28/03/1999)

___________________________________________________________________________________________

Christine Weissrock GIE Atelier de veille technologique
e-mail: cweissrock@atelier.fr
00 01 30 07 50 38 Fax. 00 01 30 07 50 39
Dirigé par Jean-Michel Billaut, l’Atelier, cellule de veille technologique
de Paribas, dispose d’un BBS (le Babillard de l’Atelier) ouvert
gratuitement à ses abonnés, d’un Web (http://www.atelier.fr) et organise
des ateliers pour ses abonnés.
Jean-Michel Billaut dirige également la publication du “Journal de
l’Atelier” vendu par abonnement, diffusé par les Editions La Pérouse.
L’abonnement à ce journal donne accès aux ateliers. (Pour obtenir un
spécimen, merci d’en faire la demande à Danièle Pellemeule ( 00 01 45 01
72 96 e-mail dpellemeule@atelier.fr).

La revue de presse française que nous éditons sur le Babillard de
l’Atelier est pour
l’instant libre de droit. Merci de nous informer de vos diffusions et
d’indiquer la source.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas