Les portails vidéo ont leur classeur

Par 12 novembre 2008
Mots-clés : Smart city

Développée par AT&T, la plate-forme VideoCrawler agrège sur une même interface les vidéos et autres contenus riches issus de plus de mille six cents site. Gratuit, le service fonctionne grâce à de la publicité.

Les internautes coutumiers des plates-formes de partage de contenu vidéo ont parfois du mal à retrouver tel ou tel clip qu'ils ont déjà visionné. Était-ce sur YouTube ? MySpace ou Dailymotion ? D'où l'utilité d'un site tel que VideoCrawler, lequel indexe les contenus vidéo et autres de plus de mille six cents portails et donne la possibilité de les consulter à partir d'une seule et même interface. Développé par l'opérateur américain AT&T, le moteur est régulièrement mis à jour grâce aux technologies développées par Divvio. Il recense déjà des centaines de millions de clips vidéo et des millions y sont rajoutés quotidiennement. Les résultats de chaque recherche peuvent être filtrés en fonction du type de contenu souhaité (vidéo, audio, radio, jeux etc.). Comme sur la plupart des sites de partage, les flux sont également consultables par ordre de pertinence, de nouveauté, de popularité etc.
Technologies Divvio
Classiquement parrainé par un système de bannières publicitaires, VideoCrawler ne coûte pas un centime à son utilisateur. Ce dernier a la possibilité de se créer un compte sur le site où stocker les fichiers qu'il désire. Il peut décider de privatiser sa bibliothèque ou de la rendre accessible à d'autres utilisateurs afin de partager ses sélections. N'hébergeant aucune des vidéos qu'il recense, le site ne fait que renvoyer l'utilisateur à la plate-forme dont elle est issue. La page principale de VideoCrawler figure ainsi une fenêtre dans laquelle peuvent apparaître différents lecteurs vidéo selon l'origine du contenu consulté. En bas de cet écran apparaissent quelques-uns des fichiers les plus consultés par les autres utilisateurs de la plate-forme. Les résultats de la recherche sont quant à eux disposés sur la droite de l'écran. Principal défaut : ces derniers n'apparaissent que quatre par quatre.
Aucun contenu hébergé
Ce qui peut ralentir leur recherche, notamment dans le cas de contenus dont les tags sont trop vagues ou communs. Malgré cela, VideoCrawler s'annonce comme un outil assez prometteur. D'autant plus qu'il n'en est encore qu'à sa version bêta et que des améliorations devraient rapidement voir le jour. "La quantité de contenus en ligne, notamment ceux qui sont générés par l'utilisateur, est telle que l'internaute peut avoir du mal à s'y retrouver", déclare Sean O'Leary, le vice-président d'AT&T Business Development. "VideoCrawler devrait justement faciliter leur recherche". Le fait que la société américaine investisse ainsi le Web confirme au passage une tendance profonde dans le secteur des télécoms : les taux de pénétration du téléphone étant très élevés, nombre d'opérateurs sont à la recherche de nouveaux débouchés.

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