[Portrait d’Innovateur] Pour Sarah Sauquet, littérature et mobile forment un couple harmonieux

Par 27 janvier 2014 1 commentaire
Sarah Sauquet

Après une intervention remarquée au dernier TedX Champs-Elysées Women, focus pour ce Portrait d’Innovateur, sur Sarah Sauquet, professeur de lettres et créatrice, entre autres, d’Un Texte Un Jour. Mission : sensibiliser à la littérature. Alliés : le fragment et le mobile.

 

 

Une innovatrice? Oui, et quelque peu hybride. Sarah Sauquet a grandi dans une famille de matheux. Aînée d’une famille de quatre enfants et fille de deux ingénieurs, dans un environnement "où tout le monde avait un ordinateur sur les genoux", elle se toque de littérature. Le bac en poche, elle bûche deux ans en prépa littéraire avant d’atterrir sur les bancs de la Sorbonne. Là, elle y décroche une maîtrise qui la mènera non plus sur, mais devant les bancs d’écoliers, en tant que professeur de lettres. 7 ans de réflexion, 7 ans à l’Education Nationale, sur cette tête bien remplie, une autre casquette, qui l’occupe quotidiennement, trois heures durant : mère de trois rejetons gloutons, les applications "Un Texte Un Jour", "Un Poème Un Jour", et le petit dernier anglophone "A Text A Day."

L’idée disruptive? User du fragment littéraire comme format et du mobile comme support pour sensibiliser aux lettres classiques. Concrètement, il s’agit de proposer chaque jour un texte de littérature, remise dans son contexte historique via une biographie de l’auteur. L’application enjoint également son utilisateur à tester ses connaissances grâce à des jeux littéraires, selon son niveau. L’idée, elle l’a eue avec sa mère, qui possède sa propre société de développement d’applications, ItsSauquet. Tout est parti d’un cadeau de Noël, il y a deux ans, que Sarah avait réalisé pour les membres de sa famille. "En seule littéraire de la famille, j’avais offert à toute ma famille des anthologies littéraires personnalisées. Chacun avait des textes différents." Dans la famille, c’est alors l’effervescence littéraire : d’aucuns se remettent à revoir leurs classiques. Et c’est sa mère qui propose à Sarah d’en faire une version numérique. La suite ? Une série d’applications littéraires.

Pourquoi s’intéresser aux applications comme support d’apprentissage? "Ce qui m’intéressait en tant qu’enseignante était la mobilité de la lecture. Avec ma mère, nous nous sommes beaucoup interrogées sur les usages de lecture." Et de constater toutes deux que les élèves lisent de moins en moins ou de manière très fragmentée. "Il nous semblait que le format de l’application était la plus pertinente, car mobile et accessible de partout." Le jeu est aussi un pari de Sarah, pour ses qualités pédagogiques et de fidélisation des utilisateurs.

Pourquoi ça nous impacte? A la question du format court comme avenir de la transmission des connaissances, elle opine. "Oui, c’est une mode de lecture vers lequel on se dirige. L’usage du fragment est, après tout, courant. L’apprentissage de la littérature passe plus par la lecture d’un grand nombre que par celle d’œuvres complètes. Si on veut que les générations plus jeunes continuent à lire de la littérature classique, et ne soient pas rebutés par les pavés, la tablette, le numérique, et la fragmentation des textes sont des alliés."

Et à l’avenir? Dans un futur prochain, Sarah aimerait développer l’aspect serious game. Pour l’instant, les jeux ne peuvent être utilisés que par une seule personne. A terme, l’application accueillerait des sessions multi-joueurs, aussi sur réseaux sociaux et évoluerait vers une version audio accessible à un public handicapés. Mère et fille songent à étendre le concept d’Un Texte Un Jour à la culture générale.

Crédits photos: TEDX Champs Elysées Women

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1 Commentaire

je vois tous les procedures sont claire, comment pourresz-vous m'aider a trouver plus de connaissance

Soumis par Victor Francy (non vérifié) - le 20 février 2014 à 19h26

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