La Poste n’a pas peur du développement du courrier électronique.

Par 25 août 1998
Mots-clés : Smart city

La Poste compte au contraire sur la révolution numérique pour trouver de nouvelles voies de développement, comme l’affirme Martin Vial, son directeur général “les nouvelles technologies sont un form...

La Poste compte au contraire sur la révolution numérique pour trouver de
nouvelles voies de développement, comme l’affirme Martin Vial, son
directeur général “les nouvelles technologies sont un formidable
instrument de valorisation de nos atouts. Nous allons les utiliser pour
compléter, enrichir et renouveler notre offre sur chacun de nos métiers,
mais aussi pour créer une nouvelle offre de services intégrés”.

Actuellement, les échanges interentreprises représentent plus de 85 % de
son activité pour l’acheminement des colis et du courrier. Sa filiale
Datapost édite les factures de ses grands clients à partir de leurs
fichiers informatiques, les met sous enveloppe et les distribue aux
destinataires, ce que Martin Vial appelle le “courrier hybride”, soit au
départ une information électronique transformée ensuite en papier. En
1998, cette activité devrait rapporter une centaine de millions de F
“nous voulons nous placer pour devenir le premier opérateur de
transformation du numérique en papier et inversement”.

Par ailleurs, La Poste a créé le service électronique Téléport, passerelle
permettant de diffuser un message, à partir d’une seule liste de
destinataires, vers divers équipements de réception (fax, PC, Minitel,
téléphone mobile, boîte aux lettres).

Un service de lecture automatique de documents sera commercialisé auprès
des entreprises en contact avec un grand nombre de clients, comme les
Vpcistes, ou auprès des administrations.

Par ailleurs, cet après-midi à Hourtin, Martin Vial annoncera la
signature d’un contrat avec l’Insee de près de 200 millions de F pour le
traitement du recensement de 1999.
Au terme de ce contrat remporté face à IBM-Experian, Atos et une dizaine
d’autres, La Poste acheminera 90 millions de questionnaires, en assurera
la saisie sous forme de lecture optique ainsi que le vidéocodage, en
partenariat avec Bull et Jouve. Deux usines de production seront mises en
place et travailleront de mai 1999 au printemps 2000.

La Poste va aussi commercialiser des prestations de marketing direct, de
lecture automatique de documents ou de bons de commande, de logistique, de
transport des colis et de paiement “nous voulons offrir toute la chaîne
de valeur dans le commerce électronique”.

Lancé à la fin de l’année, son projet Pass est un système électronique de
facturation entre entreprises qui externaliseront leur service de
facturation auprès de La Poste. Cette dernière gérera pour leur compte le
traitement des factures, les échanges de paiement, les déclarations
fiscales ou à l’Urssaf.

Pour novembre, La Poste prépare avec le US Postal Service et les postes
canadiennes un projet pilote, baptisé PostECS qui permettra la
transmission des documents électroniques avec toutes les garanties de
sécurité, de confidentialité et d’intégrité.

De plus, voulant se placer comme tiers de confiance dans les échanges
électroniques, La Poste a passé un accord avec Netscape pour développer
des technologies en ce sens.
(Les Echos - 26/08/1998)

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