Pratiquement inconnu il y a encore deux ans, le pay per viev (PPV) est

Par 07 août 1998

en plein essor. Avec 457 000 abonnés chez TPS, 900 000 chez CanalSatellite, et pour chacun le même ratio d’un film acheté par mois par foyer abonné, le marché du paiement à la séance progresse. A...

en plein essor.
Avec 457 000 abonnés chez TPS, 900 000 chez CanalSatellite, et pour chacun
le même ratio d’un film acheté par mois par foyer abonné, le marché du
paiement à la séance progresse.
Alors qu’il y a deux ans, le PPV était quasiment inconnu, ce seront, l’an
prochain, quelque 16 millions de clics de commande qui seront effectués en
France, dont 60 % concerneront des films cinéma.
En 1998, ce nouveau marché devrait dépasser les 400 millions de F. Cyrille
du Peloux, directeur général de TPS précise “pour une offre 100 %
américaine chez nous, car aucun producteur français n’a pu vendre du PPV à
TPS”. En effet, diffusant les films en première exclusivité télévisée,
Canal + ne veut pas perdre ce privilège et “interdit par contrat,
l’exploitation d’une fenêtre en paiement à la séance. Un point que nous
avons attaqué devant le Conseil” souligne Cyrille du Peloux.
Depuis l’installation de consoles de réception satellite et câblée
numérique, les foyers bénéficient d’une demi-douzaine de canaux PPV. Selon
leur fournisseur d’abonnement, ils ont le choix entre des films
“récents”, des évènements sportifs et des spectacles.
Selon leur catégorie, les films proposés par CanalSatellite coûtent de 29
F à 34 F. Doté de six canaux, le service Multivision sur TPS (700 000
abonnés TPS et câble) propose ses films à 29 F et 12 nouveaux chaque mois
“ce qui n’est pas beaucoup plus cher qu’une location vidéo”. Une séance
d’opéra est vendue, pour sa part,
39 F.
Le marché du PPV s’apparente à celui de la vidéo, comme l’explique
Alexandre Michelin, directeur de Kiosque, le service PPV de CanalSatellite
“nous sommes proches de la location de cassettes. Aux Etats-Unis, où des
opérateurs comme DirecTV disposent de 40 canaux pour le PPV, il se
substitue à la vidéo”. En France, un film ayant connu de fortes entrées
en salles peut totaliser jusqu’à 100 000 achats PPV.
Chaque mois, Kiosque de CanalSatellite diffuse une vingtaine de films
nouveaux “nous programmons à peu près 300 films par an. La part de la
France s’élève à
40 %”.
Alors qu’il diffuse les longs-métrages de neuf à douze mois après leurs
sortie en salles, le PPV veut réduire son délai d’attente. Il faut savoir
que Canal + diffuse les films douze mois après leur sortie, la vidéo
sortant, selon les négociations, entre neuf à douze mois après leur sortie.
(Le Figaro 06/08/1998)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas